Les socialistes en tête, l'extrême droite progresse — Législatives en Espagne

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La dernière fois, la tâche s'est révélée être ardue surtout avec le parti d'extrême gauche Podemos, qui montrait de plus en plus d'exigences. La poussée de l'extrême droite, qui comptait 24 sièges, a été encore plus forte que ne l'estimaient les prédictions.

A 14h00 (HL), le taux de participation atteignait les 37,93% soit 3,55% de moins que les échéances précédentes, selon des données du ministère espagnol de l'Intérieur rendues publiques lors d'un point de presse à Madrid.

Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, arrivé en tête à l'issue de ce scrutin, n'a pas amélioré ses chances de gouverner alors que le parti d'extrême droite Vox est devenu la troisième force politique du pays.

Après avoir voté, il a dit espérer "qu'à partir de demain, nous puissions (.) former un gouvernement et mettre l'Espagne en marche".

Les bureaux de vote ferment à 20H00 (19H00 GMT) et les résultats sont attendus deux heures plus tard environ. Il avait alors obtenu seulement 66 sièges de députés, le pire résultat de son histoire.

Selon ces premiers résultats, lle bloc de gauche (PSOE, gauche radicale de Podemos et sa liste dissidente Mas Pais), autour de 160 sièges, n'atteindrait pas la majorité absolue de 176 sièges sur 350.

Mais tous les sondages indiquent qu'ils ne le lui donneront pas et que, bien que vainqueur à nouveau du scrutin, il devra se contenter d'un gouvernement minoritaire et négocier des appuis au cas par cas pour adopter un budget ou faire voter des lois.

Vox a bénéficié de l'émoi suscité par la crise en Catalogne qui a dominé la campagne après les nuits de violences ayant suivi la condamnation mi-octobre de neuf dirigeants indépendantistes à de lourdes peines de prison pour la tentative de sécession de 2017.

"Et Vox, dont le chef Santiago Abascal prône l'interdiction des partis séparatistes, la suspension de l'autonomie de la Catalogne et l'arrestation de son président indépendantiste Quim Torra, en a été le bénéficiaire".

La campagne électorale en Espagne a pris fin ce vendredi.

"J'ai toujours voté PP mais vu la situation, je crois qu'il faut employer la manière forte" avec la Catalogne et l'immigration, a renchéri sa mère, Ana Escobedo.

Pedro Sanchez a tenté de mobiliser l'électorat de gauche contre la montée de Vox, qu'il présente comme un retour du franquisme, en dénonçant la droite qui n'a pas hésité à s'allier avec ce parti pour prendre le contrôle de l'Andalousie, la région plus peuplée d'Espagne, de la région de Madrid, la plus riche, et de la mairie de la capitale.

" L'Espagne a besoin d'un gouvernement progressiste, pour tenir tête au franquisme, aux extrémistes et aux radicaux", a-t-il répété sans relâche. Pedro Sanchez ne cache pas qu'il préfère gouverner seul en minorité plutôt que de tenter de s'entendre avec Podemos, avec qui ses négociations ont échoué après le scrutin d'avril, car leurs divergences sont trop grandes sur le dossier catalan.

Jusqu'à présent, le Parti Populaire exclut de s'abstenir. Mais la plupart des analystes s'attendent à ce qu'il finisse in extremis par le faire, pour éviter la colère des électeurs.

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