Les républicains veulent entendre le fils de Joe Biden — Enquête pour destitution

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Les premières auditions publiques de témoins dans l'enquête en vue de destituer Donald Trump démarreront la semaine prochaine avec des diplomates, ont annoncé mercredi les démocrates qui soupçonnent le président américain d'avoir abusé de ses pouvoirs dans l'affaire ukrainienne.

"Convaincus de tenir, avec cette demande, la preuve d'un " abus de pouvoir ", les démocrates se sont engagés sur la voie périlleuse d'une enquête pour " impeachment " à la Chambre, où ils sont majoritaires.

Ces auditions retransmises à la télévision débuteront le 13 novembre.

Adam Schiff, le chef de la commission du Renseignement, qui chapeaute l'enquête de la Chambre des représentants, doit approuver les requêtes de la minorité républicaine. Ils se sont aussi heurtés au mur de la Maison-Blanche, qui refuse de coopérer avec ce qu'elle considère être une "chasse aux sorcières".

Les démocrates ont commencé à publier les comptes-rendus des premiers entretiens à huis clos. Et les républicains continuent de soutenir le président américain.

La toile d'auditions que les parlementaires démocrates tissent depuis plus d'un mois à huis clos pour étayer leurs soupçons contre le milliardaire républicain a poussé l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, à compléter son témoignage fait mi-octobre au Congrès. À savoir que "l'argent pour l'aide sécuritaire ne serait pas débloqué tant que le président Zelensky ne s'engagerait pas à lancer l'enquête sur Burisma", l'entreprise gazière qui avait Hunter Biden, fils de Joe Biden, dans son conseil d'administration.

Dans la foulée de William Taylor, la Chambre entendra à nouveau, en public, George Kent, haut responsable du département d'État spécialiste de l'Ukraine. Il reconnaît qu'il y avait bien pression sur l'Ukraine pour enquêter sur les adversaires politiques de Donald Trump.

Dans le fameux appel du 25 juillet, le président américain avait étrillé cette diplomate respectée en lançant à son homologue ukrainien: "Il va lui arriver des choses".

La teneur de l'appel avait alarmé plusieurs responsables américains jusqu'à ce qu'un membre des services de renseignement fasse remonter ces inquiétudes sous le statut de "lanceur d'alerte", assuré de protection et d'anonymat.

L'enquête pour une éventuelle destitution de Donald Trump se poursuit et désormais chaque jour apporte un nouveau témoignage à charge contre le président.

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