L'ultimatum d'Ankara : la Turquie menace d'extrader les djihadistes étrangers

Share

Cité par l'agence de presse étatique Anadolu, Ankara affirme que cette décision sera effective à partir de lundi.

Ankara a régulièrement appelé les pays européens à récupérer leurs ressortissants qui ont combattu en Syrie pour l'Etat islamique, mais ceux-ci sont peu enclins à les récupérer, notamment pour des raisons sécuritaires et d'impopularité d'une telle mesure.

La veille, le chef d'État turc, Recep Tayyip Erdogan, a expliqué que près de 1150 membres de Daesh étaient actuellement incarcérés en Turquie. Lundi, Süleyman Soylu avait déclaré que la Turquie renverrait les combattants étrangers de l'EI dans leurs pays même si ces derniers leur retiraient leur nationalité. Mais la façon dont la Turquie pourrait s'y prendre pour renvoyer une personne dans un pays dont elle ne serait plus techniquement une ressortissante n'est pas claire.

En parallèle, Ankara est aussi accusé de frapper la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qui lutte contre les dernières forces jihadistes, disséminées à travers la Syrie.

"Il est possible qu'un grand nombre d'entre eux migrent en Europe", a insisté le président turc, dont le pays est un point de transit majeur pour les migrants et réfugiés qui tentent de gagner l'Europe.

Plus prosaiquement, la communauté internationale est appelée par Ankara à participer au financement de la construction d'une ou plusieurs nouvelles villes dans la zone où Ankara a lancé son opération en Syrie.

Share