Sur un avant-bras arraché, l'alliance de son mari

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Les restes humains ont été découverts par des scientifiques du centre de sécurité requin (CSR) qui procédaient à l'autopsie de plusieurs squales de plus de trois mètres. Il avait été pêché entre lundi et mardi dans le but de réduire le risque requin à La Réunion, relate Le Progrès.

Si des analyses ADN ont été ordonnées afin de confirmer l'identité de la victime, un signe distinctif semble d'ores et déjà à même d'attribuer ce membre sectionné au touriste disparu, a confirmé mardi le parquet de Saint-Denis. Les techniciens de la police scientifique ont effectué des prélèvements sur la main et l'avant-bras.

L'homme, âgé de 44 ans, a disparu alors qu'il se baignait dans le lagon de l'Hermitage, à l'ouest de La Réunion. La mer y est peu profonde et ne présente pas de difficultés particulières à l'exception d'une passe dans la barrière de corail donnant accès à la haute mer. Sa femme, qui ne se trouvait pas sur la plage, avait aussitôt alerté les secours, ne le voyant pas revenir. Malheureusement, l'important dispositif de recherche mis en place n'avait pas permis de retrouver son mari. Les recherches étaient toujours en cours ce mardi 5 novembre lorsque les restes humains ont été découverts dans l'estomac du squale pêché au large de Boucan Canot à 7 km du lieu de la disparition du touriste. Il contenait des restes humains, dont une bague, qui devrait permettre l'identification de la victime. Il n'a pas encore été déterminé si le quadragénaire s'est noyé avant d'être ingéré par le requin tigre, ou s'il a été attaqué par l'animal.

Bien qu'un arrêté préfectoral datant de 2013 interdise la baignade et les activités nautiques hors lagons et hors zones protégées, l'île de La Réunion connaît une recrudescence des attaques de requins depuis 2011. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs.

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