Des dizaines de personnes tuées dans une attaque armée — Burkina

Share

En août 2018, un employé de Semafo ainsi qu'un sous-traitant avaient notamment été tués lorsque l'autobus transportant des travailleurs avait été ciblé par des bandits et cinq gendarmes avaient perdu la vie lors d'une autre attaque quelques jours plus tôt. Le Burkina ainsi que les pays du Sahel sont confrontés à des attaques terroristes principalement revendiquées par le groupe Etat Islamique.

De 37 morts et plus 60 blessés, selon le gouverneur de la région de l'Est, le bilan de l'embuscade contre un convoi de la mine d'or de Boungou serait passé à 47 tués et 51 blessés. Les bus transportaient du personnel, des entrepreneurs et des fournisseurs liés à la compagnie minière, et étaient escortés par des militaires.

L'attaque d'un convoi d'autocars de la compagnie minière canadienne Semafo, dans l'est du Burkina Faso, a fait au moins 37 morts et 60 blessés, a-t-on appris, mercredi 6 novembre, auprès des autorités locales.

"Un véhicule militaire qui assurait l'escorte en tête de convoi a sauté sur un engin explosif. Deux cars qui transportaient des travailleurs ont ensuite essuyé des tirs nourris", a expliqué à l'AFP une source sous le couvert de l'anonymat.

"Un ratissage des forces de défense et de sécurité est en cours dans la zone", a-t-il souligné.

En milieu de soirée, le premier ministre du Burkina Faso exprimé dans un tweet, sa compassion envers les familles des victimes. L'État burkinabé avait demandé cette année aux compagnies minières de prendre des dispositions spéciales pour le déplacement de ses employés, selon des sources proches des miniers.

Depuis près de cinq ans, le Burkina Faso est visé par des attaques djihadistes qui se sont multipliées, en particulier dans le nord et l'est du pays, et qui ont fait près de 649 morts écrit le média.

Share