Ryanair souffre de la concurrence en Europe

Share

Mieux que l'augmentation des revenus, c'est la stabilité de son bénéficie net à 1,15 milliard d'euros qui démontrent une fois de plus la solidité de la compagnie, un résultat supérieur aux attentes. Un moindre mal pour le transporteur low cost, qui avait vu son bénéfice plonger de 21 % au premier trimestre.

Sur cette période de six mois, le groupe dirigé par Michael O'Leary a souffert d'une baisse des tarifs de 5 %, ce qui a pesé sur ses marges. La performance reflète la baisse des prix des billets sous l'effet d'une demande morose au Royaume-Uni et de la vive concurrence en Europe. Ce, malgré une activité commerciale en hausse avec un trafic en progression de 11 % à 86 millions de passagers, pour un chiffre d'affaires en hausse de 11 %, à 5,39 milliards d'euros.

Outre l'impact de la demande et la consolidation de Lauda, le groupe a été pénalisé par une facture de carburants en hausse de 22 % (soit +289 millions), à 1,59 milliard d'euros.

Portée par ces bons résultats, Ryanair entend étendre son emprise sur le continent européen, avec ses filiales. Il prévoit notamment une perte plus élevée que prévu chez Lauda, en première ligne d'un marché défavorable en Allemagne et en Autriche.

Revendiquant de la prudence pour ses perspectives pour le reste de l'année, Ryanair a resserré sa fourchette cible de profit net pour l'ensemble de l'exercice 2019-20 à entre 800 et 900 millions d'euros, avec le même milieu de fourchette que précédemment. Les retards du MAX vont forcer Ryanair à " supprimer ou de fermer un certain nombre de bases déficitaires cet hiver ", ce qui entraînera des pertes d'emplois pour les pilotes et les équipages de cabine: " nous continuons à travailler avec nos employés et leurs syndicats pour finaliser ce processus ", sans plus de prévision.

Share