Le SNM met fin à la grève — GREVE DES MAGISTRATS

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La grève des magistrats dans son dixième jour pendant lesquels l'appareil judiciaire était quasiment paralysé, conséquence du suivi massif du mouvement.

Face à la poursuite de la grève des magistrats, le ministère de la Justice a affirmé, avant-hier, qu'il demeure ouvert à toute initiative dans le cadre du dialogue respectant l'indépendance des institutions. "Nous sommes, dit-il, dans la rébellion, dans la désobéissance", ajoutant ne pas comprendre que des juges "garants du respect des lois de la République agissent de la sorte ". Il déclare en outre comprendre "la détresse " dans laquelle ont été placés les magistrats, tout comme la justesse de leurs revendications socioprofessionnelles.

"Pour le club des magistrats, l'accord scellé entre le syndicat des magistrats et le ministère de la Justice dévie de son objectif principal".

Le désaccord entre les juges et leur ministère de tutelle est né suite au mouvement de mutation décidé par ce dernier et qui touche 3.000 juges. Le ministère regrette que "des magistrats au niveau de certaines juridictions entravent la liberté de travail en faisant recours à des méthodes inciviques en dépit de l'engagement du président du syndicat national des magistrats (SNM), lors de sa réunion avec le ministre de la Justice, garde des sceaux, le 29 octobre 2019, à mettre fin à tous ces comportements en publiant un communiqué dans lequel il appelle au respect de la liberté du travail des magistrats".

Il a également souligné que l'indépendance de la justice n'est " pas un privilège, mais un droit ". Par ailleurs et comme le rapporte notre confrère "Sabq presse", Belkacem Zeghmati aurait instruit les présidents de cour et les procureurs généraux de procéder à l'établissement des listes des magistrats non concernés par le mouvement de mutation et ayant pris part à la gréve des magistrats.

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