Le blob, cet organisme qui " casse les codes "

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Le physarum polycephalum, le nom scientifique du blob, existe depuis environ 500 millions d'années et se distingue des autres espèces par son aspect spongieux et visqueux et sa couleur jaune. Il ne s'agit donc ni d'une plante, ni d'un champignon, ni même d'un animal! Il fut longtemps considéré comme un champignon, avant d'être évincé de ce règne pour rejoindre, dans les années 1990, les myxomycètes, sous-classe des amibozoaires (dont les amibes). "Or celle-ci est visible grâce à ses multiples noyaux", relève l'éthologue. Ça change d'habitude. On ne sait jamais à quoi s'attendre en arrivant! "Il peut mourir de plusieurs façons, mais peut aussi entrer en dormance, en se desséchant". "A partir d'un seul organisme de 10 centimètres carrés, on obtient avec son scalpel 10.000 blobs de 1 millimètre carré parfaitement viables", écrit Audrey Dussutour dans ouvrage sur le blob. L'observer à travers une vitre n'est pas très spectaculaire, du coup le zoo a conçu une muséographie interactive pour le mettre en scène, notamment via des vidéos en accéléré. Il est aussi capable de mémoriser malgré son absence de système nerveux. L'étude de cet objet vivant non identifié peut aussi bien intéresser le monde des réseaux électriques, de l'informatique ou de la santé. Il est aussi capable de retenir une information, comme l'a démontré l'expérience suivante: du sel a été déposé sur son trajet vers sa nourriture. C'est elle qui a trouvé son surnom, en hommage au film The Blob avec Steeve McQueen (1958), où une masse gluante extraterrestre grossit à mesure qu'elle dévore tout sur son passage.

Quelque part entre la plante et l'animal, cet être unicellulaire sans cerveau ni neurone mais doué d'intelligence et doté de 720 sexes est le nouveau venu du zoo de Vincennes, nous apprenait 20 Minutes jeudi 16 octobre. Sinon, vous pouvez aussi vous promener dans les sous-bois: Physarum polycephalum aime tout particulièrement la luminosité et l'humidité.

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