Les 27 de l'Union européenne approuvent l'accord sur le Brexit — Urgent

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"Nous ne pouvons pas soutenir cet accord", a également déclaré Jeremy Corbyn, chef de file du Parti travailliste.

Le Parti unioniste démocrate (DUP), modeste formation nord-irlandaise dont l'appui permet à son gouvernement de disposer d'une majorité parlementaire, avait auparavant rejeté les dernières propositions de Londres et a réitéré son refus après l'annonce de l'accord. Il a également regretté "un manque de clarté sur la TVA", à savoir le régime de taxe qui sera appliqué en Irlande du Nord.

Ces deux prises de position rendent improbable l'adoption du texte. "Ce que je ressens aujourd'hui, honnêtement c'est de la tristesse", explique le président du Conseil européen, Donald Tusk, avant d'ajouter que "notre porte sera toujours ouverte". Le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a de son côté salué un accord "bon pour l'Irlande et l'Irlande du Nord".

M. Barnier a rapporté que M. Johnson lui avait dit, à lui ainsi qu'à M. Juncker, qu'il avait "confiance dans la capacité d'obtenir ce vote" du parlement.

"Je suis satisfait qu'on ait réussi à le trouver (l'accord), a déclaré le président français en arrivant à Bruxelles pour participer à une réunion du groupe Renew Europe au Parlement européen auquel appartient son parti. aluant une "bonne nouvelle", il a toutefois ensuite souligné que "la satisfaction s'accompagne d'une légitime prudence parce que, instruits par l'Histoire, nous savons que les Parlements peuvent ne pas se retrouver dans l'accord". La sortie sans accord aurait alors lieu le 31 octobre. Les négociateurs européens et britanniques ont travaillé d'arrache-pied, pour leur deuxième nuit d'affilée, afin de parvenir à un texte commun. L'optimisme sur les chances d'éviter un divorce brutal était revenu la semaine dernière à la suite d'un rapprochement entre Dublin et Londres.

Décidé à sortir son pays de l'UE le 31 octobre, le Premier ministre britannique s'est dit "confiant" que ce "très bon accord" soit approuvé lors d'une séance exceptionnelle à Westminster, la première à se dérouler un samedi depuis la guerre des Malouines il y a 37 ans.

Le compromis trouvé jeudi modifie le protocole sur l'Irlande et l'Irlande du nord inclu dans l'accord de retrait négocié précédemment, une partie du texte que l'UE était jusque là réticente à changer.

La déclaration politique qui accompagne l'accord a elle aussi été validée par les chefs d'Etat et de gouvernement: "Le Conseil européen réaffirme la détermination de l'Union à établir à l'avenir un partenariat aussi étroit que possible avec le Royaume-Uni, conformément à la déclaration politique", résume un communiqué des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE.

"Je peux vous donner l'assurance absolue que nous ne voterons pas pour cet accord", a insisté vendredi Sammy Wilson, le député DUP chargé du Brexit, sur la BBC.

L'accord de retrait, s'il est adopté, prévoit plus généralement les conditions du divorce entre le Royaume-Uni et l'UE, notamment en matière de droit des citoyens et de respect des engagements financiers.

"Cette proposition comprend la période de transition qui avait été demandée par le gouvernement britannique et qui durera jusqu'à la fin 2020 et peut-être deux années de plus en cas d'accord conjoint de l'UE et du gouvernement britannique", a précisé le négociateur.

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