La Turquie va suspendre son offensive en Syrie

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Ils demandent un cessez-le-feu à la Turquie. Les autorités d'Ankara sont claires: un arrêt total des hostilités interviendra si et seulement si une zone tampon de 32 km de largeur aux abords de sa frontière sud est débarrassée du YPG d'ici 5 jours.

Une semaine jour pour jour après son déclenchement, l'offensive turque contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) a déjà rebattu les cartes dans le nord de la Syrie, nouvel épicentre du conflit qui déchire ce pays depuis 2011.

Au cours d'une conférence de presse télévisée, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a confirmé la suspension de l'offensive en Syrie. Elle a donc été adressée au président turc le jour où il a lancé ses troupes à l'assaut des Kurdes dans le Nord de la Syrie après le retrait des forces américaines de la région.

Vivement critiqué à Washington, le président américain a nié avoir donné son feu vert à l'opération turque et a exhorté Ankara à stopper son offensive et autorisé des sanctions contre la Turquie.

Le président américain Donald Trump a remercié sur Twitter le président Erdogan, estimant que cet accord allait "sauver des millions de vies".

"C'est un grand jour pour les Etats-Unis, un grand jour pour la Turquie, un grand jour pour les Kurdes, un grand jour pour la civilisation", a exulté Donald Trump, en visite au Texas.

Une partie de notre entente prévoit qu'avec la mise en œuvre du cessez-le-feu, les États-Unis n'imposeront plus à la Turquie des sanctions supplémentaires, a-t-il dit.

De son côté, Mike Pence s'est félicité également de l'accord, en soulignant "la forte relation" qui lie les États-Unis et la Turquie.

Les forces pro-Ankara avaient pris aux miliciens kurdes le 13 octobre une autre ville frontalière, Tal Abyad.

Selon la déclaration conjointe, la Turque et les États-Unis se sont enragés "à poursuivre les efforts visant à éliminer l'EI dans le nord-est de la Syrie" et à se coordonner au sujet "de centres de détention" de djihadistes.

Profitant du retrait des Américains, et afin d'éviter un affrontement d'envergure entre les forces de Damas et les militaires turcs appuyés par leurs supplétifs syriens, la police militaire russe mène des patrouilles dans le secteur de Minbej, selon Moscou. Le président turc doit rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine le 22 octobre.

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