Comment a travaillé la police écossaise — Dupont de Ligonnès

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Avant qu'un test ADN ne vienne démontrer le contraire.

" C'est pas lui ": à Limay (Yvelines), les voisins et amis de Guy Joao, arrêté à Glasgow après avoir été pris par erreur pour Xavier Dupont de Ligonnès, n'ont jamais cru à l'hypothèse selon laquelle ce septuagénaire aurait été le fugitif le plus recherché de France.

L'effervescence est brutalement retombée, ce samedi midi.

Xavier Dupont de Ligonnès aurait subi trois opérations de chirurgie esthétique selon une source proche de l'enquête citée par France 3. Guy Joao, ce retraité parisien, confondu avec le fugitif Xavier Dupont de Ligonnès et arrêté à tort vendredi soir à l'aéroport de Glasgow en Ecosse, souhaite manifestement oublier cette histoire qu'on imagine traumatisante.

Vendredi, 20h44: Coup de tonnerre. Je me suis dit: +Faut que j'aille voir les flics pour leur dire+ " car " c'est pas lui, Dupont de Ligonnès ".

Le quotidien, qui est détenu par le groupe LVMH et fait partie du groupe Les Échos-Le Parisien, a également exprimé "pour l'ensemble de (ses) lecteurs, (ses) plus sincères regrets d'avoir rendu publique une information qui s'est révélée être erronée ". Dans les rédactions, c'est l'effervescence.

Les sources policières ont confirmé qu'il ne s'agissait donc pas de Xavier Dupont de Ligonnès, se basant sur les dernières analyses ADN. Ce matin, BFM TV révèle en exclusivité que les empreintes digitales de l'homme intercepté ne correspondent que partiellement à Xavier Dupont de Ligonnès, seulement cinq points sur treize. Ce que ne savait pas les enquêteurs français. "La technique est légèrement différente en Ecosse qui se concentre sur la rareté de certains points pour valider une identité", précise cette source.

"Des vérifications sur l'identification" de l'homme signalé comme pouvant être Xavier Dupont de Ligonnès, sont de ce fait en cours, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès.

C'est une monumentale connerie, les Écossais se sont plantés royalement.
Ça fait trente ans que je le connais ce mec-là, c'était un ami. J'ai été à son mariage en Écosse. "Quand on a acheté la maison, il travaillait de nuit chez Renault", insiste-t-il.

L'homme a été relâché ce samedi. D'abord publiée sur le site du Parisien, peu avant 21h, l'information est très vite reprise par tous les médias français, l'AFP comprise. Dans l'avion qui les emmène en Écosse, les journalistes français se posent sérieusement des questions.

Grosse surprise durant quelques heures samedi. Selon la police écossaise, ses empreintes correspondaient à l'homme recherché après le meurtre de sa femme et ses quatre enfants, l'une des plus mystérieuses énigmes criminelles des dernières décennies. "Il y a une suspicion sur les empreintes, mais c'est en cours de vérification, en cours de confirmation".

12h30: D'après des sources policières, les empreintes digitales relevées dans la maison de Limay ne correspondent pas à celles de Xavier Dupont de Ligonnès. Les deux jeunes gens se perdent de vue, mais quand Xavier revient à Versailles après un périple aux États-Unis, il recroise la route d'Agnès qui a eu un enfant, Arthur, un an, avec un autre homme. Le test ADN s'est avéré négatif. "Ça fait 16 heures quelle est en chemin!"

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