Débat télévisé : Kaïs Saïed confirme sa présence, Nabil Karoui encore indécis

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Concernant d'éventuelles coalitions ou alliances avec d'autres parties, pour la période à venir, Nabil Karoui a assuré qu'il était encore trop tôt pour parler de ces éventualités et qu'il fallait attendre les résultats du deuxième tour des présidentielles, car il se pourrait qu'il y ait des " surprises", selon ses déclarations. Il a décidé, la semaine dernière, de ne pas faire campagne pour le second tour pour éviter toute ambiguïté sur l'égalité des chances entre lui et son adversaire, Nabil Karoui, qui a obtenu 15,8 % des voix.

La justice tunisienne a par ailleurs ordonné dans la journée la libération de Nabil Karoui, incarcéré depuis le 23 août dernier des faits présumés d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent.

Le parti conservateur Ennahda de Rached Ghannouchi arriverait en tête des résultats provisoires des élections législatives tenues avant-hier dimanche, selon les premières estimations de deux instituts de sondages tunisiens (Sigma et Emrhod). Avec une cinquantaine de sièges, sur les 217 que compte l'Assemblée des représentants du peuple, le parti d'obédience islamiste Ennahdha devrait rester le principal parti du Parlement. En outre, contrairement à 2014, vu la fragmentation des forces, il lui sera difficile de trouver un partenaire de poids pour former une coalition gouvernementale, nécessitant 109 voix. Mais "va-t-il survivre longtemps ou sera-t-il victime de ses contradictions", s'interroge l'ex-député Sélim Ben Abdesselem. Toutefois, le futur président aura du mal à former un gouvernement, car le Parlement élu le 6 octobre offre une mosaïque qui ne se prête pas à l'émergence d'une majorité parlementaire.

Le parti social-démocrate Attayar ("Courant démocrate") du militant des droits de l'homme Mohammed Abbou a obtenu 22 sièges.

Signe des profondes divergences qui s'annoncent, le mouvement islamo-populiste Karama de son côté a 21 sièges et le parti anti-islamiste PDL 17 sièges.

Pour atteindre une majorité, Ennahdha devra faire des concessions.

Pour le quotidien tunisien La Presse, la possibilité de voir échouer toutes les tentatives de formation du prochain gouvernement n'est pas à écarter.

Mais les partis n'ont pas intérêt à aller vers des élections anticipées, estime Selim Kharrat, de l'ONG Al Bawsala, pariant qu'ils vont gagner en pragmatisme.

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