Tuerie de la PP: un rassemblement polémique sur l'assaillant interdit

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Je me suis entretenu avec le préfet du Val-d'Oise: "le rassemblement va être interdit", a indiqué le ministre de l'Intérieur sur Twitter. Face à l'indignation, le rassemblement a été interdit.

Sa volonté d'organiser une manifestation de soutien à Mickaël Harpon a provoqué un tollé notamment auprès de responsables politiques, à commencer par Christophe Castaner qui a interdit le rassemblement de jeudi matin, en évoquant "une infamie" et "une insulte". Dans un tweet publié ce mercredi aux alentours de 9h30, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est venu clore la polémique.

En effet, une semaine après l'attentat de la préfecture de police de Paris qui a fait quatre morts, une manifestation de soutien au tueur devait se dérouler devant son domicile de Gonesse (Val-d'Oise).

Malgré cette interdiction et les nombreux messages des responsables politiques indignés par l'initiative, Hadama Traoré a assuré, via un nouveau message Facebook intitulé "La garde à vue ou la dignité" qu'il manifesterait jeudi 10 octobre, car "en France, il existe la liberté de manifester". Ce dernier doute de la sincérité d'Hadama Traoré, l'organisateur, sur les raisons de ce rassemblement. Il est à la tête depuis janvier 2017 d'un collectif de contestation citoyenne intitulé "La revolution est en marche" et se qualifie lui-même comme le porte-voix de la minorité silencieuse et de porte parole des banlieues. Il est entendu pour " menaces et actes d'intimidation sur une personne exerçant une fonction publique ou d'utilité collective, menaces de crime contre les personnes et outrage ". "Et on commence ce jeudi", avait-il déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook.

Il affirme également n'avoir jamais parlé avec Mickaël Harpon: " Il était très discret, je ne connais pas son nom, ni où il travaille, ni où il habite. Selon Hadama Traoré, l'assaillant a agi de la sorte parce qu'il était au bout du rouleau: "Il était discriminé parce qu'il était sourd". "C'est tout ce contexte qui explique pourquoi il a craqué", ajoute-t-il. Tous les faits que les médias donnent pour justifier son côté extrémiste auraient pu concerner les dix millions de Français de confession musulmane " expliquait Hadama Traoré au Figaro. "Qu'ils nous l'autorisent ou pas, on y va!" "J'ai demandé à ce que les propos odieux tenus par son organisateur soient dénoncés au procureur de la République, sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale", a-t-il renchéri après avoir discuté avec le préfet du département.

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