Malgré la polémique, CNews recrute Zemmour

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"Tous nos problèmes aggravés par l'immigration sont aggravés par l'islam" avait-il affirmé lors d'une "convention de la droite" organisée à Paris par les proches de l'ancienne députée d'extrême droite, Marion Maréchal.

Le discours, retransmis sur LCI, où Eric Zemmour s'en est pris aux immigrés "colonisateurs", et a repris à son compte la théorie du "grand remplacement" de l'écrivain Renaud Camus, a provoqué un tollé dans le monde politique, associatif et médiatique.

La direction du groupe Canal+ assure que son émission ne sera pas "une tribune sans filtre" et qu'il s'agira d'un "face à face avec des fortes personnalités". "En aucun cas nous ne cautionnons les propos et les prises de position de M. Zemmour".

"Éric Zemmour ne participera plus au débat de 8h20 le vendredi, auquel il ne collaborait déjà plus que ponctuellement", avait indiqué RTL, précisant qu'il pourrait toujours participer à l'émission en tant qu'invité. Paris Première, où il anime l'émission "Zemmour et Naulleau" l'a convoqué mais poursuit son émission et Le Figaro lui a également fait savoir sa réprobation sans pour autant arrêter sa collaboration.

Ce jeudi matin, au lendemain de la diffusion du dernier opus de "Zemmour et Naulleau", Sleeping Giants a interpellé toutes les marques dont des spots publicitaires ont été diffusés: Paco Rabanne, Fiat, Alpro, Oral B, l'Or Espresso ou encore KFC: "Ne contribuez pas financièrement à la tribune offerte à ce prosélyte du discours de haine!", réclame notamment le collectif.

Gérald-Brice Viret, directeur des antennes du groupe Canal+.

"Avec ce qu'il s'est passé on espérait qu'ils fassent marche arrière mais cette chaîne est devenue un lieu où Serge Nedjar règne en maître et cette décision engage tout le groupe Canal", a regretté Françoise Feuilly du syndicat maison Plus Libres, déplorant un "vent de panique" chez CNews.

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