Destitution : "Cela va probablement finir devant la Cour suprême", estime Trump

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La Maison Blanche a informé mardi le Congrès qu'elle refusait, ainsi que l'ensemble de l'administration, de coopérer à l'enquête en cours en vue d'une éventuelle procédure de destitution visant Donald Trump, estimant qu'elle n'avait pas de légitimité.

Joe Biden est au cœur de l'affaire qui a poussé les démocrates de la Chambre des représentants à ouvrir une enquête en vue d'une procédure explosive de destitution: cet été, M. Trump a appelé son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky pour qu'il cherche des informations compromettantes sur le démocrate et son fils, Hunter Biden.

La réaction de la cheffe des démocrates au Congrès ne s'est pas fait attendre, Nancy Pelosi dénonçant, dans un communiqué, un refus qui n'est "que la dernière tentative" de la Maison Blanche "de camoufler sa trahison de notre démocratie".

Les démocrates espéraient que M. Sondland serait un témoin vedette et permettrait de savoir si le président avait utilisé un programme d'aide militaire de 391 millions de dollars comme levier pour amener l'Ukraine à enquêter sur les Bidens.

Clairement passée à la contre-offensive dans cette enquête explosive, la Maison Blanche a déjà refusé de donner suite à de précédentes injonctions des démocrates, qu'elle accuse de mener une enquête partiale visant à nuire à Donald Trump à l'approche de la présidentielle de novembre 2020.

Trump a, à plusieurs reprises, nié tout acte répréhensible dans ses relations avec le président ukrainien, soulignant que son seul objectif était de "s'informer sur la corruption". Le dernier sondage montre que 51% des électeurs américains souhaitent désormais que Donald Trump soit destitué. Empêcher le Congrès d'avancer dans son enquête pourrait constituer une entrave à la justice, argumentent les démocrates, qui rappellent que cela a d'ailleurs été l'un des trois motifs de destitution retenus à l'encontre du président Richard Nixon en 1974, avant sa démission.

Les élus espèrent par ailleurs entendre vendredi l'ancienne ambassadrice des États-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch, que Donald Trump avait critiquée lors de l'appel.

Pour l'heure, Donald Trump accentue ses attaques contre le lanceur d'alerte - dont l'identité est tenue secrète - dans l'espoir de le décrédibiliser.

Il a poursuivi en affirmant que les enquêteurs démocrates ont privé le parti républicain du droit d'avoir des avocats.

Le président américain qui retrouvera cette fin de semaine les estrades de campagne - jeudi dans le Minnesota et vendredi en Louisiane - devrait avoir l'occasion de tester son message devant des foules toutes acquises à sa cause.

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