La banque britannique HSBC envisage de supprimer 10 000 emplois supplémentaires

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Ces nouveaux licenciements concernent principalement des postes bien rémunérés et s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle campagne de réduction des coûts menée par le nouveau patron Noel Quinn.

Quinn est devenu PDG par intérim en août après que la banque a annoncé le départ surprise de John Flint, affirmant qu'il fallait un changement au sommet pour s'adapter à "un environnement mondial difficile".

Comme toutes les banques, HSBC doit composer avec des taux d'intérêt bas, qui grèvent les profits sur les prêts consentis.

"Nous nous demandons pourquoi nous avons autant de gens en Europe alors que nous avons des rendements à deux chiffres dans certaines parties de l'Asie " a indiqué l'une des sources au quotidien des affaires britannique. Parmi les établissements concernés: la Deutsche Bank, avec 18 000 suppressions annoncées en juillet - le plus grand plan social de son histoire, la Barclays qui annonce 3000 suppressions d'emplois, en France la Société Générale ou BNP Paribas qui supprime 20 % de ses effectifs sur le territoire national.

Malgré ces annonces alarmistes, le bénéfice net publié au premier semestre de HSBC a augmenté de 18,6 % par rapport à l'année précédente pour s'établir à 8,5 milliards de dollars. Les américaines JPMorgan Chase et Wells Fargo notamment ont revu à la baisse leurs prévisions de bénéfices pour 2019, liées aux taux d'intérêt, alors que les banques centrales du monde entier assouplissent leur politique monétaire en réponse à l'affaiblissement des perspectives de croissance mondiale.

Pour l'instant HSBC n'a pas commenté les informations de la presse, peut-être y aura-t-il plus de détails lors de la publication de ses résultats trimestriels le 28 octobre.

Cette restructuration représente à peine 6 % des 248 000 employés de la première banque britannique mais ils viennent s'ajouter à d'autres annonces cette année en UE.

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