Immigration: "pas un mot" de Macron sur "l'intégration", regrette Larcher (LR)

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Emmanuel Macron entend agir essentiellement sur le droit d'asile, un principe qu'il a réaffirmé mais qu'il estime " détourné de sa finalité par des réseaux, des gens qui manipulent ". Rebelote lundi soir devant quelque 200 parlementaires de la majorité et les membres du gouvernement. L'Afghanistan est le premier pays de provenance des demandeurs d'asile (10.370, +55%), devant l'Albanie (-27,6%), la Géorgie (+256%), la Guinée (+60%) et la Cote d'Ivoire (+50%).

Il les a placés devant l'alternative de "savoir si nous voulons être un parti bourgeois ou pas". Hors de question en effet de laisser au Rassemblement national de Marine Le Pen le loisir de s'en emparer alors que les quartiers rencontrent de plus en plus de réelles difficultés. Les bourgeois n'ont pas de problème avec [l'immigration]: ils ne la croisent pas. La gauche n'a pas voulu regarder ce problème pendant des décennies.

Chez les verts, l'ancien maire de Grande Synthe (où près d'un millier de personnes sont évacuées ce 17 septembre d'un campement de migrants par les forces de l'ordre) et désormais eurodéputé Damien Carême s'est montré déçu par celui qui s'était présenté en "candidat démocrate [face à] une candidate d'extrême-droite" avant d'ajouter: "Il n'en est rien!"

Le président français aurait notamment, selon Marianne, dans son collimateur les Albanais et les Géorgiens qui viennent demander l'asile en France, alors qu'ils viennent de pays considérés comme sûrs. Ainsi, 88 % des ouvriers et 64 % des employés estiment qu'il y a " trop d'étrangers en France", contre seulement 41 % des cadres, selon le dernier baromètre annuel Ipsos/Sopra Steria pour Le Monde, La Fondation Jean-Jaurès et l'Institut Montaigne publié lundi. Mais le détail des résultats montrent des disparités en termes de catégories politiques.

Ceci nous rappelle, au-delà du pitoyable et du pathétique du "lider maximo" de La France insoumise (insoumise à l'état de droit quand cela l'arrange) que le populisme est un danger mortifère pour notre liberté, notre égalité et notre fraternité parce que - qu'il soit de gauche ou de droite - il se pose en champion d'une cause qui passe par la destruction de la démocratie et de la république libérales, les seules qui ont démontré qu'elles étaient capables de lutter pour celles-ci et de nous garder de l'autoritarisme et du totalitarisme.

"Il faut, pour éviter Le Pen, tutoyer ses thèmes et flatter son public; il faut, pour amadouer le peuple xénophobe, punir l'immigration; il faut être ferme, et l'étranger est là pour le prouver", dénonce Askolovitch.

"Il (Emmanuel Macron) se dit, sans doute pour les sondages, pour son électorat, qu'il y a peut-être d'autres clins d'œil à faire à la droite ou à la droite de la droite", a commenté sur France Inter le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau. Les fameuses "classes populaires" évoquées lundi soir par Emmanuel Macron.

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