Elle consomme une soupe périmée et se retrouve paralysée — Essonne

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Ses effets sur la santé sont désastreux, à l'image de cette patiente " quasi totalement paralysée, avec peu d'espoir de récupération " selon une de ses amies, citée par le Parisien. La répression des fraudes a retrouvé dans le frigo de la patiente une soupe périmée depuis trois semaines.

Une habitante de l'Essonne a eu un malaise dans le courant du mois d'août dernier, une semaine après avoir consommé une soupe aux légumes périmée. Après avoir cru à un accident vasculaire cérébral, les médecins ont finalement diagnostiqué son mal: le botulisme. Alors, hospitalisée à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, elle subit toute une série d'examens.

Comment la consommation d'une simple soupe de légumes périmée a pu conduire une femme à frôler la mort et à se retrouver paralysée? Cette toxine n'a ni goût, ni odeur et ne modifie pas l'aliment sur lequel elle se trouve. Une maladie grave qui se contracte après avoir absorbé des toxines présentes dans des aliments contaminés, comme l'explique Le Parisien ce mercredi 11 septembre.

L'Agence régionale de santé (ARS) a averti les autorités sanitaires pour établir l'origine de l'infection. " Nous avons pris cette information très au sérieux et nous nous sommes immédiatement mis à la disposition des autorités". Si les intoxications sont rares (deux cas en France en 2018), elles peuvent être à l'origine de graves complications respiratoires parfois fatales. "Aucun problème n'a été signalé sur les 630 bouteilles du lot qui ont été vendues et consommées depuis". Selon l'entreprise, la négligence aurait été commise par la consommatrice. Et d'ajouter: "il s'agit d'une soupe pasteurisée et comme tous les produits de ce type, elle est chauffée au-delà de 80 °C". C'est ce qui garantit une pasteurisation mais pas une stérilisation.

Malgré ce constat, au regard de la gravité de la maladie, le mode de production de la société a été passé au crible. "Elle est plus puissante que le cyanure", indique la docteure Christelle Mazuet, responsable du centre national de référence Bactéries anaérobies et botulisme de l'Institut Pasteur, au Parisien. Cette maladie, pourtant rare, est mortelle dans 5 à 10 % des cas, précise l'Institut Pasteur.

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