Calendrier, consultation... ce qu'il faut retenir du discours d'Edouard Philippe — Retraites

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En parallèle, des concertations avec les partenaires sociaux "vont commencer dès la semaine prochaine" et "dureront jusqu'au début du mois de décembre", a-t-il ajouté devant le Cese.Édouard Philippe a indiqué avoir demandé au Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, d'organiser, d'ici au 15 octobre et avec les ministres concernés, "des rencontres avec les représentants des régimes impactés, pour dresser un état des lieux précis et chiffré, et se fixer un calendrier de travail". Bienvenue dans l'acte II, qui selon Édouard Philippe sera marqué par " plus d'écoute et plus de dialogue avec les corps intermédiaires ".

Le projet de loi qui définira le nouveau système universel par points et les générations concernées devra être voté au Parlement "d'ici la fin de la session parlementaire de l'été prochain", soit juillet 2020, avait expliqué Edouard Philippe ce matin.

Le futur projet de loi fera également l'objet de "consultations citoyennes" qui seront lancées "avant la fin du mois de septembre" et "se termineront à la fin de l'année", a annoncé le Premier ministre.

Des " consultations citoyennes ", dans l'esprit du grand débat, s'étaleront de fin septembre à " la fin de l'année ", via des réunions publiques et une plateforme numérique. "Nous voulons consulter les Français directement", a insisté Philippe, oubliant au passage de rappeler que l'exécutif l'a déjà fait l'an dernier, sur la même période, avec son haut-commissaire, Jean-Paul Delevoye. Mais dans cet intervalle, l'Exécutif veut multiplier les discussions car " la réforme n'est pas écrite ", a martelé le Premier ministre. "Ces discussions porteront sur quatre thèmes, dont les " conditions d'ouverture des droits ", en particulier " l'importante question de l'âge (de départ) et de la durée (de cotisation), et le " pilotage financier du système " pour le ramener à l'équilibre d'ici à 2025, date de son entrée en vigueur. A cette question, Edouard Philippe a répondu en citant la situation actuelle: "L'âge légal est de 62 ans mais l'âge réel de départ à la retraite est de 63 ans et demi". Sur les détails les plus sensibles de la réforme, le chef du gouvernement s'est voulu rassurant.

Pour autant, le Premier ministre "dispose d'un assez bon niveau de popularité" selon le sondage (43%), il progresse même dans l'opinion car il était à 37% avant l'été, ce que le sondage appelle le "moment Edouard Philippe". Tout en ajoutant que " l'idée de travailler plus longtemps n'est plus taboue ".

Idem pour les inquiétudes " légitimes", selon lui, entourant la définition de la valeur du point, qui conditionnera le montant des pensions, et dont la gouvernance pourrait être partagée avec les partenaires sociaux.

Après le vendredi noir dans le métro parisien et la mobilisation des avocats lundi, Force ouvrière prévoit un rassemblement le 21 septembre à Paris, quand la CGT, Solidaires et Sud-Rail défileront ensemble le 24 septembre.

Le Premier ministre a aussi répété que les dimensions de pénibilité et de danger seraient intégrées, qu'une mission était engagée sur le maintien des seniors dans l'emploi, que des " solutions existent " pour prévenir les effets de seuil pour certaines catégories professionnelles... A la veille d'une journée de blocage massif dans les transports parisiens, le Premier ministre a, sur TF1, tenté de faire oeuvre de pédagogie sur le nouveau système universel qui remplacerait, à terme, les 42 régimes actuels (voir la vidéo ci dessus, l'intégralité de l'interview du Premier ministre).

"Nous n'avons pas été élu pour défendre des rentes de situation", a-t-il souligné.

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