Agnès Buzyn dévoile son "plan d'action" pour "régler la crise" — Urgences

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Avec, comme objectif selon la ministre: "Stopper le processus qui a conduit à la banalisation du passage par les urgences, faute d'un accès simple et facilité à un système de santé réellement adapté à la situation de chacun ". Ce montant devrait financer "des solutions qui vont régler le problème sur le long terme", annonçait déjà la ministre de la Santé dimanche 8 août, à l'antenne de l'émission "Questions politiques".

C'est la mesure phares des douze annoncées par Agnès Buzyn: la mise en place "à l'été 2020 " dans tous les territoires d'un "service d'accès aux soins " (SAS).Agnès Buzyn aimerait que les urgences constituent un dernier recours pour les patients, plutôt qu'un premier réflexe.

Selon cette association de paramédicaux, 249 sites étaient en grève vendredi - tout en continuant d'assurer les soins. "Pas un mot sur les salaires, pas un mot sur les embauches et rien sur l'arrêt de la fermeture des lits", lâche Hugo Huon, porte-parole du collectif Inter-Urgences.

Malgré la prime mensuelle de 100 euros net versée dès juillet et les 15 millions d'euros débloqués pour recruter des renforts saisonniers, la grogne n'a cessé de s'étendre.

Sur le terrain, "les gens ont la rage, ils sont désespérés", ajoute cet infirmier de l'hôpital Lariboisière, à Paris. Pas plus les propositions dévoilées la semaine dernière comme "l'admission directe " des personnes âgées sans passer par les urgences, la "vidéo-assistance " entre les Ehpad et les régulateurs du Samu, ou encore l'envoi d'une ambulance vers un médecin libéral pour les cas les moins "graves ".

Des moyens, c'est justement ce que réclament les grévistes depuis le début.

Un traitement censé limiter la saturation de services dont la fréquentation a plus que doublé en vingt ans, atteignant 21,4 millions de passages en 2017.

Elle saura vite si son "plan d'action" aura convaincu les grévistes de relâcher la pression: le collectif Inter-urgences tiendra son "assemblée générale nationale" mardi à partir de midi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

L'événement a reçu le soutien de plusieurs syndicats et associations de médecins hospitaliers, invitant les praticiens "à rejoindre la mobilisation" pour "mettre fin aux restrictions budgétaires pour l'hôpital public". C'est notamment ce qui avait mis le feu à la poudrière il y a quelques mois, lorsque le mouvement de grève a commencé.

"On est loin des attentes du personnel", a estimé de son côté Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelle à une journée d'action mercredi dans tout le secteur sanitaire et social, avec une manifestation à Paris.

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