Le défi des secouristes après l'ouragan Dorian — Bahamas

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L'ouragan a frappé l'archipel comme jamais, atteignant sa puissance maximale, dite de catégorie 5, en s'abattant début septembre sur l'archipel des Bahamas pendant plusieurs jours. 700 soldats sont mobilisés pour des opérations de déblayage.

Nova Scotia Power Inc. a annoncé que plus de 300 000 clients étaient dans l'obscurité à 19 heures et que certaines parties de Halifax, de l'Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick étaient hors tension. Le bilan provisoire des victimes est passé de 43 à 44 morts, a indiqué dimanche soir le ministre bahaméen de la santé. Des vents allant jusqu'à 140 km/h ont été mesurés.

" Les enfants et leurs familles qui ont survécu à l'ouragan ont perdu leur maison, leurs moyens d'existence, leur famille, et il leur reste peu d'eau et de nourriture ", témoigne Youssouf Abdel-Jelil, directeur régional adjoint d'UNICEF pour l'Amérique latine et les Caraïbes. "Des corps traînent encore, ce n'est pas sain de rester ici", confie à l'AFP une jeune mère de famille, Chamika Durosier, venue prendre l'air à l'extérieur du terminal pour échapper à l'odeur pestilentielle des toilettes, dont les chasses ne peuvent être tirées, faute d'eau.

"On n'a pas d'eau, pas d'électricité". On est en train de mourir. C'est vraiment catastrophique. J'ai dû faire la route à pied pour arriver ici à 04h00 du matin.

Un ferry affrété par le gouvernement, pouvant transporter près de 200 personnes, devait rejoindre la capitale samedi.

Selon l'ONU, au moins 70 000 personnes ont besoin d'une "assistance immédiate" aux Bahamas, soit l'équivalent de la population des îles d'Abaco et de Grand Bahama, les plus durement touchées. Les autorités de l'archipel craignent que les conditions sanitaires éprouvantes n'alourdissent encore un bilan humain dont elles communiquent les chiffres avec beaucoup de prudence.

Le Premier ministre, Hubert Minnis, a déclaré sur Twitter que des "évacuations gratuites par avion de Bahamasair ont débuté jeudi aux îles Abacos et se poursuivront jusqu'à ce que tous les habitants des îles Grande Bahamas et Abacos souhaitant partir auront pu quitter les îles".

"On a une équipe qui est installée sur place pour travailler avec [les Madelinots], pour voir ce qu'on peut faire pour ce problème-là, qui est très répandu", a-t-elle indiqué, disant que les endroits les plus urgents seront traités en priorité.

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