Bientôt de la publicité durant des matchs — Télévision

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Ensuite, les discussions à l'Assemblée nationale devraient débuter début 2020.

Frank Riester, le ministre français de la Culture, vient de dévoiler les principales caractéristiques d'un projet de loi important. Sujet majeur: la publicité ciblée, personnalisant le message véhiculé en fonction du profil du spectateur, va être autorisée dans le cadre d'un test grandeur nature d'un an. Cependant, les distributeurs ne pourront pas mentionner l'adresse de leurs magasins ni communiquer sur leurs offres promotionnelles et les volumes horaires des pubs seront limités pour préserver les recettes publicitaires des journaux et radios. Elle sera limitée par des quotas, histoire que les superproductions américaines ne soient pas les seules visibles. La réglementation actuelle, qui prévoit notamment l'obligation pour les chaînes de télévision de consacrer une partie de leurs revenus au financement de films, a permis à la France de conserver un cinéma prolifique, à la différence de plusieurs de ses voisins européens. Pas sûr que cela plaise aux spectateurs.

Le ministère de la Culture planche activement sur sa grande réforme de l'audiovisuel qui devrait chercher à rééquilibrer le rapport de force entre chaînes traditionnelles et grandes plateformes de streaming.

Les plateformes de streaming devront s'engager auprès du CSA à investir au moins 16% de leur chiffre d'affaires dans la création de productions françaises et européennes. Ce sont clairement les géants de la VOD comme Netflix qui sont visées, puisque les chaînes de télévision y sont déjà obligés. Mais de nombreux professionnels se plaignent de ne pas pouvoir lutter à armes égales face aux plateformes internationales -Netflix ayant, par exemple, dépassé Canal+ en nombre d'abonnés.

La chronologie des médias bientôt revue?

Après le lancement de la TNT (télévision numérique terrestre) en 2005 puis de la TNT haute définition en 2008, le projet de loi va préparer le passage à l'ultra-HD, qui ne devrait intervenir qu'à l'horizon 2024.

Franck Riester a confirmé l'arbitrage en faveur d'une " autorité nouvelle", qui regroupera le régulateur des contenus audiovisuels (Conseil supérieur de l'audiovisuel) avec celui des contenus numériques (Autorité de lutte contre le piratage des œuvres numériques), plutôt qu'avec l'Arcep (le gendarme des télécoms), comme le souhaitait le président du CSA Roch-Olivier Maistre. La nouvelle organisation se chargera donc de la régulation des communications ainsi que de leur contenu.

En outre, ce super-CSA aura des moyens d'enquête élargis et pourra désigner des agents assermentés pour obtenir des informations de la part des plate-formes ou des chaînes, qu'elle n'arrive pas toujours à obtenir actuellement.

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