Aigle Azur '' bat de l'aile — TRANSPORT AERIEN

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Aigle Azur est en pleines turbulences. 1 150 emplois sont menacés. Un poste qu'il n'aura occupé que deux jours, puisque dès le mercredi il a été démis de ses fonctions, avec son numéro deux Philippe Bohn, à la demande du tribunal d'Évry. "Il a estimé qu'il est probable que la date limite de dépôt des offres auprès d'éventuels repreneurs soit fixée autour du 15 septembre 2019".

Aigle Azur compte 1.150 employés, dont 350 en Algérie.

Martin Surzur, président du syndicat de pilotes SNPL d'Aigle Azur et membre du CE, précise que la déclaration de cessation de paiement a été faite par l'administratrice provisoire, Hélène Bourbouloux.

Déjà " démissionné " la semaine dernière par une tentative de putch de l'actionnaire minoritaire Gérard Houa, puis remis en selle par le tribunal de commerce de Créteil, le PDG d'Aigle Azur, Frantz Yvelin, vient d'annoncer ce matin (mercredi 4 septembre) sa démission sur les antennes de BFM.

Frantz Yvelin a assuré: "j'ai fait absolument tout ce que je pouvais depuis deux ans". Ce à quoi, la compagnie a répondu en disant que "c'est faux", ajoutant qu'elle dispose d'une trésorerie de 25 millions d'euros et que tous les vols soient maintenus. Les uns par crainte d'un démantèlement d'Aigle Azur, les autres afin d'empêcher le principal concurrent d'Air France à Orly de récupérer les précieux créneaux horaires. La dette totale se chiffrait, il y a encore quelques semaines, à hauteur de 40 millions d'euros. Tout comme la santé financière chancelante de l'actionnaire (48%) HNA.

Durant la recherche d'un repreneur potentiel, l'exploitation de la compagnie et les vol se poursuivent. Elle doit permettre à l'entreprise de présenter un plan de continuation de ses activités avec un réaménagement de son endettement. Selon le document de convocation à la réunion, au siège de l'entreprise, on prévoit une "information-consultation sur l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire ".

C'est la fin! La deuxième compagnie aérienne française qui avait été fondée par le français Sylvain Floirat, en 1946 et reprise en 2001 par l'algérien Arezki Idjerouidène et dont les liaisons avec l'Algérie représentent 50% à 60% de l'activité, n'est plus. Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros en 2018 mais perd de l'argent depuis 2012.

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