Un G7 critiqué par la délégation de Donald Trump, deux visions s'affrontent

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Une information démentie en partie par Donald Trump qui a fait savoir, en marge d'un entretien avec le japonais Shinzo Abe, qu'il soutenait la démarche d'Emmanuel Macron mais n'en avait pas parlé avec son homologue français.

Sa venue a surpris tout le monde. sauf Donald Trump?

Donald Trump et Emmanuel Macron sont aussi tombés d'accord sur une autre pomme de discorde, la taxation des géants du numérique, les " GAFA " - déjà introduite en France mais vivement décriée à Washington, après un week-end de délicates tractations. C'est l'une des critiques de la délégation américaine envers le président français Emmanuel Macron, accusé de s'être éloigné des sentiers battus et de s'être fixé un agenda de "niches" au lieu de s'en tenir à l'économie mondiale.

Le locataire de la Maison Blanche n'a en revanche pas souhaité rencontrer le chef de la diplomatie iranienne, cible depuis le 1er août de sanctions américaines, estimant qu'il était "trop tôt" pour cela.

Coup de théâtre diplomatique, la venue du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a surpris dimanche, sur fond de crise depuis le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. Le chef de l'Etat a également indiqué sa préférence, dans le projet de refonte du système des retraites, pour un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu'à l'âge de départ.

Après deux jours de rencontres entre les sept chefs d'Etat réunis lors de ce sommet à Biarritz, Emmanuel Macron a voulu porter, ce lundi après-midi, lors d'une conférence de presse, un message "positif et d'unité" après une période de "tension et de nervosité".

Interrogé sur les affaires internes à la France, Emmanuel Macron a déclaré vouloir "éradiquer progressivement la grande violence" qu'il dit avoir constaté dans les manifestations de "gilets jaunes", tout en voulant "changer la manière d'assurer la sécurité" pour "réduire le nombre de blessés".

"Je pense que nous devons utiliser tous les outils pour (servir) les intérêts nationaux", a affirmé le président Rohani dans un discours retransmis en direct par la TV d'Etat. Une rencontre à laquelle le président américain ne se dit pas opposé, "si les conditions sont réunies". "C'est l'homme qu'il faut pour faire le travail", a-t-il lancé lors de leur première rencontre dimanche, autour d'un petit déjeuner, lui promettant un "très grand accord commercial" dès que Londres aura quitté l'UE. Le principal négociateur chinois, Liu He, a assuré lundi que son pays était prêt à "résoudre calmement le problème par des consultations et la coopération".

A l'origine, Jair Bolsonaro avait pris ombrage de la volonté de son homologue d'inscrire la question amazonienne à l'ordre du jour du sommet du G7, un club dont le Brésil n'est pas membre.

Côté environnement, sujet sur lequel Donald Trump est souvent aux abonnés absents, le G7 a promis une aide d'urgence de 20 millions de dollars (18 millions d'euros) pour envoyer des avions bombardiers d'eau lutter contre les feux de forêt en Amazonie.

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