Un avion officiel iranien atterrit à Biarritz où se tient le G7

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Il se fie à "l'utilité de soigner le lien personnel avec chaque leader", explique l'un de ses conseillers.

Exit le communiqué final au vocabulaire souvent abscons, qu'il qualifie de "discussions entre bureaucrates que les leaders ne lisent même pas".

Même constat pour les incendies en Amazonie, ajoutés au menu du sommet par Emmanuel Macron à la dernière minute, provoquant une crise avec le Brésil du président climatosceptique Jair Bolsonaro.

Boris Johnson, dont c'est le premier sommet international en tant que chef de gouvernement, devrait discuter du Brexit au cours de ses rencontres bilatérales, notamment avec Donald Tusk, mais aussi avec Donald Trump, qui s'est montré très élogieux à son égard.

Le chef de l'État a également appelé les militants anti-G7 manifestant au Pays Basque "au calme et à la concorde", en affirmant que les grands défis, dont celui du climat, devaient être relevés "ensemble".

Il ne reste que quelques heures avant le bilan de ce G7. "Le commerce et l'économie mondiale ont reçu peu d'attention", a-t-il accusé.

Ces différences d'approche et de caractère des deux hommes ne sont d'ailleurs pas sans risque pour le président français.

Le dossier explosif du nucléaire iranien est un des principaux points du sommet du G7, qui réunit plusieurs des acteurs de cette crise: les pays européens et le Japon, signataires de l'accord de 2015 encadrant les activités nucléaires de Téhéran, et les États-Unis qui ont dénoncé cet accord et infligé des sanctions économiques à l'Iran, provoquant une escalade de la tension dans cette région particulièrement inflammable.

Forcing ou excès de confiance?

"Je veux appeler au calme et à la concorde", a déclaré Emmanuel Macron. Dimanche 25 août, un avion officiel iranien, transportant à son bord le ministre des affaires étrangères de la République islamique, Mohammad Javad Zarif, s'est en effet posé contre toute attente dans la cité balnéaire, où les dirigeants des sept démocraties les plus industrialisées de la planète débattent amplement, depuis la veille, de l'épineux dossier du nucléaire iranien.

Pour le chef de l'Etat français, "il n'y a pas de grand risque". " Nous ne réussirons pas probablement sur tout ", a-t-il averti. "Dans le cas contraire, personne ne lui en voudra", note-t-il.

Interrogé sur la présence de Javad Zarif à Biarritz, le président américain s'est contenté d'un "no comment", un responsable de la Maison Blanche qualifiant ensuite cette rencontre de "surprise" pour le président américain. L'initiative diplomatique de Macron a déstabilisé les Américains.

Selon le président français, les dirigeants du G7 se sont mis d'accord sur "deux lignes de force commune", à savoir le double objectif d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire et d'éviter une nouvelle dégradation de la situation au Moyen-Orient, singulièrement dans le détroit d'Ormuz.

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