Les feux dans la forêt amazonienne provoquent un émoi mondial — Brésil

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Et pour se défendre, ce dernier a expliqué mercredi que des ONG pourraient avoir provoqué les feux qui affectent actuellement l'Amazonie afin d'"attirer l'attention" sur la suspension par Brasilia des subventions à la préservation du "poumon de la planète". "Il pourrait s'agir, oui, il pourrait, mais je ne l'affirme pas, d'actions criminelles de ces "ONGéistes" pour attirer l'attention contre ma personne, contre le gouvernement brésilien".

Les images sont très impressionnantes. La hausse a été particulièrement alarmante dans les États occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne, comme celui du Mato Grosso, avec 13 682 départs de feu (+87%).

Un chercheur de la Nasa a observé que la couche de fumée causée par les incendies successifs avait une superficie d'environ 1,2 million de km².

La nuit en plein jour, ou presque, à São Paulo. "A Sao Paulo, il y a eu une combinaison d'un excès d'humidité et de l'arrivée de ces fumées qui a donné cette apparence au ciel", a-t-elle ajouté.

Les ONG responsables des graves incendies en Amazonie? Depuis le début de l'année 2019, le Brésil a subi une augmentation de 83% des incendies en forêt d'après les chiffres de l'INPE. Dans le pays, 72 843 départs de feux ont ainsi été enregistrés, selon les chiffres de l'Institut national de recherche spatiale (INPE) du Brésil. La cause de cette augmentation? Les défrichements par brûlis sont utilisés pour transformer des aires forestières en zones de culture et d'élevage ou pour nettoyer des zones déjà déforestées, généralement pendant la saison sèche qui s'achève dans deux mois. C'est ce qu'insinue le président brésilien Jair Bolsonaro, qui les accuse de réagir à la suspension par Brasilia de subventions à la préservation de la forêt.

Mercredi 21 août, de nombreux feux étaient encore en activité dans la partie ouest de la plus grande forêt du monde comme le confirme la carte interactive ci-dessous produite par Windy. Selon l'INPE, la déforestation en juillet a été quasiment quatre fois supérieure au même mois en 2018.

"La déforestation accrue et les incendies sont les conséquences de la politique anti-environnementale" de Bolsonaro, a déclaré Marcio Astrini, le coordinateur des relations publiques de Greenpeace au Brésil.

Sur Twitter, le mot-clé #PrayforAmazonas (Prions pour l'Amazonie) était la première tendance mondiale. Les internautes reprochent notamment au président brésilien Jair Bolsonaro, ouvertement climatosceptique, de ne rien faire pour lutter contre les incendies.

De plus les prises de position du président Jair Bolsonaro au sujet de l'Amazonie ne manquent pas de choquer la population.

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