" "Un " Tiananmen " à Hong Kong compromettrait un accord commercial

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"Nous ne lâcherons rien", a déclaré Bonnie Leung, une porte-parole du FCDH. La chanson, diffusée sur internet par les médias inféodés au régime communiste, est la dernière création de la propagande de Pékin destinée à discréditer le mouvement en faveur de la démocratie à Hong Kong.

Des manifestants font une halte au Park Victoria.

Le grand rassemblement pro-démocratique dans le Parc Victoria dimanche 18 août s'est transformé en défilé dans tous les quartiers du centre de Hong Kong. Parmi les manifestants, plusieurs défilaient en famille.

Dans les villes allemandes de Berlin, Hambourg et Cologne, les amoureux de la paix ont spontanément organisé des rassemblements pour montrer leur solidarité et leur soutien à Hong Kong au cours du week-end.

L'ambassade soutient que depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, les principes d'"Un pays, deux systèmes" et de "Les Hongkongais administrant Hong Kong", notamment, "ont été pleinement mis en œuvre". Ce dernier a assimilé les manifestants à des "terroristes" et menacé d'intervenir dans le territoire.

La mobilisation, qui a débuté en juin et est sans précédent dans l'ex-colonie britannique, avait vu son image ternie cette semaine par des scènes de violences après cinq jours de sit-in dans l'aéroport. L'agression de deux personnes soupçonnées d'être des espions pro-Beijing a ainsi terni l'image d'une contestation pourtant populaire. La manifestation ce dimanche est à cet égard un test de détermination des militants pro-démocratie, et de la popularité de leur mouvement.

"Il est crucial de faire preuve de retenue, de rejeter la violence et de prendre des mesures urgentes pour désamorcer la situation", écrivaient mesdames Freeland et Mogherini, ne blâmant pas explicitement le gouvernement ni les manifestants. Les équipes du 20 Heures ont suivi trois "frontliners" qui se sont choisi des pseudonymes pour défiler dans la manifestation du dimanche 18 août.

Les autorités justifient ces interdictions par les violences de plus en plus fréquentes lors des cortèges.

Les manifestants ont commencé à descendre dans la rue, il y a deux mois, pour protester contre un projet de loi hongkongais qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine continentale, et qui est désormais suspendu. La manifestation de dimanche devrait être beaucoup plus massive que les actions de la veille.

L'appel à ce rassemblement "rationnel et non-violent" avait été lancé par le Front civil des droits de l'Homme (FCDH), une organisation non violente qui était déjà à l'origine des manifestations géantes de juin et juillet réunissant des centaines de milliers de personnes.

Alors que la mobilisation est plus forte que jamais à Hong Kong, Donald Trump a prévenu la Chine qu'un nouveau "Tiananmen", référence à la répression de juin 1989 à Pékin, compromettrait tout accord commercial avec Washington.

D'autres reconnaissaient une hausse de la violence dans les rangs des contestataires, les manifestations dégénérant de plus en plus souvent en heurts entre la police et des radicaux n'hésitant plus à lancer des pierres ou des cocktails molotov, et à utiliser des frondes.

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