Salvini dépasse Gouvernement, l'Économie de l'UE menace d'un Cauchemar Nouvelles — Italie

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l'Italie dans la crise gouvernementale: Une Élection est de plus en plus probable - et qui pourrait le populiste d'extrême droite, Matteo Salvini gagner!

Mais Salvini, toujours selon plusieurs sources, voulait, depuis quelques mois déjà, le départ de plusieurs membres du gouvernement, notamment Danilo Toninelli (ministre des Infrastructures et des Transports) qu'il accuse "de bloquer les grands chantiers comme la ligne Lyon-Turin et de nuire aux investissements dans la péninsule"; Elisabetta Trenta (ministre de la Défense) qu'il soupçonne de "faire obstacle à ses projets de contrôle des mers"; Giovanni Tria (ministre de l'Economie) qui, serait trop réconciliant avec la Commission européenne. Juste après avoir décrété jeudi la fin de son alliance avec le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), il a profité d'un meeting à Pescara pour intimer aux parlementaires de "lever leur cul de leur chaise et revenir à Rome" pour faire tomber le gouvernement.

Depuis ce scrutin, tous les observateurs italiens se demandaient combien de temps Matteo Salvini allait accorder au gouvernement de Giuseppe Conte avant de le faire chuter, fort de sondages qui le donnaient à 36/38 % des intentions de vote, voire plus, lui permettant potentiellement de gouverner presque seul, ou avec l'appui acquis d'avance du parti néofasciste Fratelli d'Italia. Les sénateurs italiens doivent prendre une première décision lundi sur l'avenir du gouvernement de Giuseppe Conte.

Et le plus inquiétant dans cette optique, c'est que Salvini risque alors de durcir encore plus sa politique migratoire à partir de la Libye. "C'est un choix de courage, de cohérence, mais aussi de dignité", a répété le "Capitano", vendredi à Termoli, après avoir enchaîné les selfies avec des partisans euphoriques. L'ancien allié, chef de file du M5S, Luigi Di Maio, a appelé le Parlement à approuver, avant tout retour aux urnes, la drastique réduction prévue du nombre de parlementaires: 345 en moins sur 950 sièges actuellement.

Selon les médias italiens, la Ligue voudrait que les législatives se déroulent dans la seconde moitié d'octobre. Les dimanche 13, 20 et 27 sont évoqués. Il a rétorqué que ce n'était pas au ministre de l'Intérieur de convoquer le parlement ou de fixer l'agenda d'une crise politique.

Quelle que soit la date, la Ligue se présentera en position de force. Lors des élections européennes de mai, le formation de Salvini a obtenu 34,26% des voix, loin devant 5 Etoiles (17,06%).

"L'électorat du Nord", qui représente la base sociale de la Ligue, "était très fatigué par ce gouvernement, il ne le supportait plus", a assuré à l'AFP Massimo Franco, éditorialiste du Corriere della Sera. En position de force dans les sondages, il réclame de nouvelles élections.

Le grand point d'interrogation sera l'attitude du président Sergio Mattarella, parti en vacances en Sardaigne.

Or Mattarella est notoirement opposé à des élections à l'automne, septembre-octobre étant la période où le gouvernement doit préparer le budget de l'année prochaine, en discuter avec Bruxelles et le présenter pour adoption au Parlement.

Un gouvernement expédiant les affaires courantes n'aurait pas le poids nécessaire pour négocier avec Bruxelles, ce qui pénaliserait l'Italie sur les marchés, alors que les taux italiens ont déjà grimpé après les annonces de M. Salvini.

Les spécialistes tablent sur un tel scrutin autour du 20 août.

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