Données personnelles : Microsoft écoute lui aussi les conversations d'utilisateurs

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C'est le quatrième géant de la tech en quelques mois à se retrouver impliqué dans une telle polémique.

L'entreprise a défendu ses pratiques après les révélations du média Vice selon lesquelles les conversations, tenues sur le service de traduction de Skype et écoutées par les prestataires du groupe, pouvaient toucher à des sujets intimes comme le sexe ou la perte de poids. Cela change des trois affaires précédentes, qui concernaient uniquement des assistants vocaux. En l'occurrence, il s'agit toutefois de conversations menées par le biais de l'application de traduction du service s'appuyant sur de l'intelligence artificielle. Lancée en 2015, celle-ci se base sur un algorithme qui utilise des morceaux de conversation pour améliorer sa compréhension du langage.

Pourtant, dans les conditions d'utilisation et la politique de confidentialité de Skype, rien n'indique explicitement que ces conversations pourraient être écoutées. D'après les documents en fuite, ces sous-traitants devaient juger de la qualité de la traduction automatique proposée par le logiciel. Il reconnaît néanmoins qu'il n'y a pas d'accès aux données permettant d'identifier une personne. "Cela me paraît bizarre que [ces informations] ne soient pas manipulés dans un environnement plus contrôlé, déclare le lanceur d'alerte".

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