" Plus Belle la vie " : une polémique qui prend de l’ampleur

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Après avoir abordé, entre autres, l'homosexualité, le mariage pour tous, le racisme et la xénophobie, le viol conjugal, la maladie d'Alzheimer ou encore la transidentité, le feuilleton de France 3 aborde désormais le thème de la GPA (gestation pour autrui), à travers le personnage de Céline.

Depuis sa création, il y a bientôt 15 ans, "Plus belle la vie" aborde régulièrement des sujets de société ancré dans l'actualité. Ce dernier estime que "Plus belle la vie"banalise le recours à la GPA par le biais d'arguments fallacieux" et masque "la situation réelle de la GPA dans le monde: un système d'exploitation des plus pauvres au profit des plus riches par le biais du tourisme procréatif, renouvelant les pratiques de trafic triangulaire en Asie, Afrique et 'pays développés'". Son confident, Vincent, lui rappelle que la pratique est illégale en France avant d'en discuter avec une médecin plutôt favorable à la GPA. Un traitement du sujet très critiqué par des associations féministes, qui ont signalé la séquence au CSA. Dans un communiqué, la Coalition internationale pour l'abolition de la maternité de substitution reproche à Plus belle la vie "un parti pris très grave".

Contactée par l'AFP, la production de Plus belle la vie a fait savoir qu'elle n'avait pris connaissance des courriers que lundi, et qu'elle répondrait aux associations. Selon elles, le ton utilisé par le feuilleton quotidien de France 3 vise à "rendre acceptable une pratique d'exploitation du corps des femmes, interdite en France et dans la plupart des pays d'Europe", est-il expliqué dans un communiqué.

Les associations, parmi lesquelles on retrouve L'amicale du nid ou les Chiennes de garde, demandent que la production de la série "rappelle, de façon explicite, l'interdiction de la GPA". Une quinzaine de saisines ont été déposées, a confirmé le régulateur à l'AFP.

"On va poser la question de la marchandisation du corps, à laquelle on est très sensibles", a souligné le producteur Sébastien Charbit. L'histoire va se dérouler sur quatre semaines avec plusieurs points de vue, comme toujours dans Plus belle la vie. Elle devrait prochainement se concentrer sur les élections municipales avant celles de mars 2020.

"On ne fait jamais de propagande, on ne fait que poser des questions qui animent la société", dans une démarche "pédagogique" et "documentée", a revendiqué le producteur.

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