Face aux critiques de Trump, Paris réaffirme sa doctrine sur l'Iran

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Répondant implicitement au président américain, qui avait reproché jeudi au président Emmanuel Macron de parler à l'Iran au nom des États-Unis, le chef de la diplomatie française a ajouté: "Sur l'Iran, la France s'exprime en toute souveraineté".

" L'Iran a de graves problèmes financiers".

Dans ce contexte difficile, les pays européens signataires de l'accord de Vienne, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, tentent de mener une délicate mission de médiation, sans résultat pour l'instant.

Macron lui aurait dit: 'Là, vous pouvez rencontrer Trump.' Il a également été rapporté que Macron avait promis à Rouhani que l'Iran recevrait 15 milliards de dollars via le mécanisme de paiement euro-iranien, dans le cadre de l'accord nucléaire.

Donald Trump a accusé jeudi son homologue français d'adresser des "signaux contradictoires" à l'Iran sur l'ouverture possible d'un dialogue.

La France a réaffirmé vendredi son engagement en faveur de la désescalade des tensions en Iran et son indépendance en matière de politique étrangère, au lendemain d'une salve de critiques du président américain Donald Trump contre Emmanuel Macron. Ils veulent désespérément parler aux États-Unis, mais ils reçoivent des signaux mitigés de la part de tous ceux qui prétendent nous représenter, y compris du président français Macron.

Le palais présidentiel de l'Élysée a toutefois formellement démenti à l'AFP qu'une telle proposition eut été faite.

Bien qu'aucune délégation iranienne n'a été invitée à ce meeting diplomatique.

"C'est le rôle de la France de faire tous les efforts nécessaires pour que l'ensemble des parties concernées acceptent une pause et ouvrent la négociation", avait souligné la présidence française après un entretien téléphonique Macron-Rohani, fin juillet.

C'est en essayant de faire renouer le dialogue entre les deux pays, qu'Emmanuel Macron s'est attiré les foudres de Donald Trump. Sans succès jusqu'ici. L'Iran a encore répété cette semaine qu'il ne négocierait pas avec Washington sous la pression des sanctions américaines.

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