Washington décrète un embargo économique complet contre le Venezuela

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Cette sanction serait en réalité la première d'un "embargo économique total" contre Caracas qui aurait été décidé par la Maison Blanche, selon une source haut placée de l'administration Trump citée par le Wall Street Journal.

Trump a justifié cet ordre exécutif par "l'usurpation continue du pouvoir" par Maduro, ainsi que par "des violations des droits de l'homme, notamment des arrestations et des détentions arbitraires ou illégales de citoyens vénézuéliens, une atteinte à la liberté d'expression, y compris des membres des médias, et des tentatives visant à saper l'exercice du pouvoir légitime du président par intérim du Venezuela, Juan Guaido".

Le texte précise que les biens concernés ne pourront "pas être transférés, payés, exportés, retirés ou manipulés".

Le gouvernement vénézuélien a réagi, dénonçant une action de "terrorisme économique". Cela mettrait le Venezuela au même niveau que des pays comme la Corée du Nord, l'Iran, la Syrie et Cuba.

Depuis que l'opposant pro-américain a été reconnu par une cinquantaine de pays, dans la foulée des Etats-Unis en janvier 2019, Washington a multiplié les sanctions contre le gouvernement dirigé par le successeur d'Hugo Chavez, prenant pour cible plus d'une centaine d'individus et d'entités, dont la puissante compagnie publique Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ou encore la Banque centrale du Venezuela.

Une conférence pour "la démocratie"?

Aux côtés de Bolton, le ministre américain du Commerce, Wilbur Ross, devrait saisir l'occasion pour appeler les pays reconnaissant Juan Guaido à contribuer financièrement à son plan décliné le 1er août portant sur la reconstruction du Venezuela en cas du départ de l'actuel président Maduro.

"Nous envoyons un signal aux parties tierces qui veulent faire des affaires avec le régime Maduro: soyez extrêmement prudents", a averti le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton.

Celui que le locataire de la Maison Blanche lui-même présente comme "un faucon" qui, "si ça ne tenait qu'à lui [.] s'en prendrait au monde entier en une seule fois", n'a pas fait mystère de ses intentions.

Assisteront également au sommet des délégations de France, du Royaume-Uni, d'Allemagne ou encore d'Israël. Le président Maduro conserve le soutien de l'armée et d'autres institutions.

Une conférence internationale réunissant une soixantaine de pays se tient mardi à Lima, au Pérou, pour tenter de trouver une solution pacifique à la crise politique au Venezuela, en l'absence des alliés du président Nicolas Maduro. Après une première rencontre au mois de mai à Oslo, un deuxième round de négociation s'est en effet ouvert le 8 juillet sur la petite île caribéenne.

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