Fiat toujours prêt à discuter avec Renault pour fusionner

Share

Les dirigeants de Fiat ont fait porter la responsabilité de cet échec au gouvernement français, dont l'accord était indispensable.

Mais, contrairement à ce que cherche à faire croire le patron de Fiat, actuellement, il n'y aurait aucun contact ou de négociations dans le sens d'un projet de fusion entre les deux constructeurs, selon des affirmations de sources proches du dossier, citées par l'AFP.

Chez Nissan, Masakazu Toyoda semble pousser très loin ses revendications en demandant que Renault abaisse sa participation à 5 % ou 10 % du capital. Toute évolution serait toutefois soumise au feu vert de l'Etat français, qui détient 15 % du capital de Renault.

Les deux principaux membres de l'Alliance, Renault et Nissan, seraient en pleine négociation pour revoir le périmètre des participations de l'un et de l'autre.

Le directeur général de Renault, Thierry Bolloré, déclarait à la même période que la marque au losange ne réfléchissait "pas du tout" à une réduction de sa participation dans Nissan. Un mail daté du 12 juillet suggère qu'un protocole d'accord entre Renault et Nissan aurait été trouvé ce qui pourrait être annoncé en septembre.

Une éventuelle entente entre les deux parties pourrait permettre d'apaiser certaines tensions et ainsi lever la réticence de Nissan au projet de fusion avec FCA. Et une telle approbation n'est pas évidente: en déplacement à Tokyo fin juin, le président Emmanuel Macron avait refusé d'envisager une modification du schéma capitalistique actuel. Renault n'avait pas dans l'immédiat répondu aux sollicitations de l'agence. Tout en affirmant que Fiat pouvait survivre seul, il a aussi souligné que son groupe restait ouvert aux opportunités. "Nous ne parlons pas à FCA", avait-il affirmé.

Share