Près de 200 enfants dépistés pour le taux de plomb — Notre-Dame

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Parmi eux, six se situent dans le "seuil de vigilance " (25 à 50 microgrammes de plomb par litre de sang) et un dépasse le seuil de déclaration obligatoire de saturnisme (50), sans qu'on puisse l'attribuer avec certitude à la pollution causée par l'incendie. Depuis l'incendie, des taux de concentration importants de plomb, auxquels les enfants sont particulièrement exposés, ont été relevés aux alentours de l'édifice et un groupe scolaire situé rue Saint-Benoît (VIe arrondissement) a été récemment fermé pour des travaux de nettoyage.

L'autre cas supérieur au seuil de déclaration obligatoire a été révélé mardi 6 août.

Parmi les 82 enfants qui l'ont été avant le 30 juin, on savait déjà que 10 présentaient un taux de plomb dans le sang (plombémie) compris dans le "seuil de vigilance " (entre 25 et 50 µg/l). Il s'était avéré par la suite que l'enfant le plus contaminé l'avait été par le plomb présent à son domicile.

Outre cet enfant et sa sœur, 162 autres enfants ont été dépistés à la date du 31 juillet. Marcher sur des poussières de plomb ne présente pas de danger, mais on peut en rapporter chez soi sous ses semelles, avec le risque que des enfants les ingèrent.

Pendant l'incendie qui a très gravement endommagé la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril, plusieurs centaines de tonnes de plomb contenues dans la charpente de la flèche et la toiture ont fondu et une partie de ce métal toxique s'est répandue sous forme de particules.

A partir de prélèvements de ces dernières années, l'ARS a estimé à 5.000 µg/m2 le niveau de pollution au plomb qu'on peut s'attendre à retrouver dans les rues de la capitale.

Ces méthodes devraient permettre d'enlever les particules de plomb qui ont pénétré dans les sols, notamment, l'asphalte, autour de Notre-Dame.

Au total, selon la mairie de Paris, une quinzaine de crèches et d'écoles situées dans le voisinage immédiat ou plus lointain de la cathédrale sont concernées par un nettoyage renforcé.

L'ARS d'Île-de-France incite au dépistage, même si "l'impact sanitaire n'est pas majeur", selon son directeur. "Tous les parents seront destinataires individuellement d'un courrier, qui leur donnera les résultats dans l'école, ainsi que des préconisations de dépistage". "Le parvis doit faire l'objet d'une dépollution particulière (.) L'opération doit commencer cette semaine".

Le chantier doit reprendre progressivement à partir de la semaine du 12 août, avec de nouvelles mesures de protection pour les travailleurs.

Le parvis de Notre-Dame (qui est sous la responsabilité directe de l'État) et les rues adjacentes font l'objet d'un traitement spécifique au regard des fortes concentrations en plomb qui y ont été mesurées.

Des restrictions et des mesures bien insuffisantes pour un collectif emmené par la CGT qui demande de confiner le chantier de Notre-Dame "dans sa globalité " pour "enrayer la contamination ", d'obtenir "une cartographie précise et rigoureuse (...) pour suivre l'évolution de la pollution " et de créer "à l'Hôtel-Dieu " un centre de suivi clinique, psychologique et social spécialisé rassemblant "en un seul lieu " toutes les données concernant la pollution au plomb.

Les dangers du plomb pour la santé.

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