L'action chute de 2,8% après la démission du PDG — HSBC

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Il a aussi communiqué un bénéfice avant impôts en hausse de 15,8%.

HSBC a précisé qu'il allait rechercher un nouveau dirigeant à la fois en interne et à l'extérieur et que Noel Quinn, chef de la division banque commerciale de HSBC, serait directeur général par intérim.

Le groupe a expliqué dans un communiqué que John Flint avait décidé de quitter ce jour son poste de directeur général en accord avec le conseil d'administration.

Le bénéfice avant impôts de HSBC pour les six premiers mois de 2019 a atteint 12,41 milliards USD contre 10,71 milliards USD pour la même période de l'année précédente, grâce à la hausse des revenus tirés de la banque de détail et de l'Asie.

Mark Tucker a dit à Reuters qu'un changement de directeur général était nécessaire pour passer à la vitesse supérieure dans les priorités majeures de la banque, dont le redressement des activités américaines. "Dans le contexte mondial de plus en plus complexe et difficile dans lequel la Banque exerce ses activités, le Conseil estime qu'un changement s'impose pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés et saisir les occasions très importantes qui se présentent à nous", a-t-il ajouté.

"J'ai estimé, comme le conseil d'administration, que les bons résultats provisoires d'aujourd'hui indiquent que c'est le bon moment pour un changement, pour moi et pour la banque", a expliqué de son côté John Flint, 51 ans.

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"En raison des vents contraires macroéconomiques et géopolitiques, le conseil d'administration de HSBC pourrait vouloir des réformes plus radicales, ce qui reste à voir", souligne Nicholas Hyett, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Le groupe ne s'est pas contenté du départ de son patron et en a profité pour annoncer un plan de restructuration afin de maîtriser ses coûts dans cet environnement de marché difficile.

Autre annonce de la banque britannique, lundi 5 août: une réduction de 2 % de ses effectifs dans le monde, soit la suppression d'environ 4 000 emplois.

HSBC a annoncé ce départ lundi, en même temps qu'elle publiait ses résultats semestriels, lançait un programme de rachat d'actions pouvant atteindre un milliard de dollars (près de 900 millions d'euros) et livrait des prévisions moins ambitieuses.

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a eu des conséquences néfastes sur des banques comme HSBC et son rival Standard Chartered (STAN.L), qui a averti la semaine dernière d'un impact sur ses clients professionnels de l'escalade des tensions. La banque craint aussi le Brexit, et s'inquiète notamment du caractère "hautement incertain" de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. La stratégie de M. Flint consistait pourtant à lancer un plan d'investissement de 15 à 17 milliards de dollars pour retrouver le chemin de la croissance après de longues années de restructuration.

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