Les tensions commerciales entre Pékin et Washington portées à ébullition

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La Bourse new-yorkaise continuait lundi de pâtir de la guerre commerciale sino-américaine, le dernier épisode étant la chute du yuan, la devise chinoise, qui a passé la barre des 7 yuans pour un dollar pour la première fois depuis 2008.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, lâchait 2,66% à 7.791,00 points, et l'indice élargi S&P 500 perdait 1,99% à 2.873,73 points.

Signe de l'intérêt accru des investisseurs pour des actifs jugés plus sûrs comme les bons du Trésor américains, le taux d'intérêt sur la dette américaine à 10 ans reculait fortement aux alentours de 15H00 GMT à 1,7667%, son plus bas niveau depuis 2016.

Le taux de change du yuan est à présent à un niveau compatible avec les fondamentaux économiques de la Chine et avec la situation de l'offre et de la demande sur le marché, ajoute Yi. Washington a déterminé que Pékin manipulait sa monnaie et va demander au Fonds monétaire international (FMI) de mettre un terme à cette concurrence déloyale, a déclaré le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, dans un communiqué. Cela s'appelle de la manipulation de devise.

Pour compenser les pertes subies par le secteur agricole américain, l'administration Trump a mis en place un plan d'aide à hauteur de 28 milliards de dollars (les différentes vagues d'imposition de droits de douane punitifs ont rapporté un peu plus de 20 milliards de dollars aux Etats-Unis).

" Le gouvernement chinois peut être tenté d'autoriser une dépréciation supplémentaire du yuan pour soutenir sa croissance " au moment où les perspectives économiques du géant asiatique s'assombrissent du fait de la guerre commerciale, estime Ken Cheung, stratège à Mizuho Bank.

Donald Trump a relancé jeudi la guerre commerciale contre Pékin en annonçant son intention d'étendre des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations en provenance de Chine à compter du 1er septembre.

Les Etats-Unis reprochent à la Chine d'être largement responsable de leur énorme déficit commercial.

Ces décisions font suite à la menace de Donald Trump d'imposer des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations chinoises à compter du 1er septembre. Ils réclament à Pékin des réformes structurelles pour interdire par exemple les subventions aux entreprises publiques, les transferts de technologie imposés aux entreprises étrangères et le " vol " de la propriété intellectuelle américaine.

Le président Donald Trump a fréquemment accusé Pékin de dévaluer artificiellement sa monnaie afin de soutenir ses exportations.

La Chine est entre autres le premier acheteur mondial de soja, principal produit agricole américain à l'exportation.

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