Espagne : les députés refusent d'accorder leur confiance à Pedro Sanchez

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Conséquence: après avoir échoué à obtenir une majorité absolue mardi 23 juillet, Pedro Sánchez n'a pas non plus obtenu de majorité simple ce jeudi, recueillant 124 voix pour - presque toutes du PSOE - face à 155 contre.

Il avait déjà échoué en 2016, la gauche radicale de Podemos refusant de soutenir son accord avec les libéraux de Ciudadanos, ce qui avait provoqué de nouvelles élections remportées par la droite. Le Maroc devrait se féliciter de ce résultat, d'autant qu'il redoutait la présence de ministres de Podemos aux postes clés dans le gouvernement de Sánchez.

Après d'âpres négociations en vue de former le premier gouvernement de coalition depuis les années 1930, les socialistes et Podemos se sont rejetés la faute de leur échec.

Le chef du gouvernement socialiste a dorénavant deux jours pour obtenir le soutien de la gauche radicale.

Vainqueur des législatives d'avril dernier avec seulement 123 sièges sur 350, le chef du gouvernement sortant avait absolument besoin d'alliances pour rester au pouvoir. 67 députés se sont abstenus.

Pedro Sanchez a maintenant jusqu'au 23 septembre pour retenter sa chance, faute de quoi les Espagnols devraient retourner aux urnes en novembre, pour les quatrièmes législatives en quatre ans. La vice-présidente du gouvernement Carmen Calvo a cependant laissé planer le doute, affirmant qu'après le vote de jeudi, Pedro Sanchez ne serait plus candidat à former un gouvernement.

"Nous n'entrerons pas au gouvernement à n'importe quel prix". "Vous ne comprenez toujours pas, M. Iglesias, qu'il faut un gouvernement cohérent et en cohésion".

Mais Pedro Sanchez pourrait aussi précipiter les choses, les socialistes ayant indiqué au début du mois qu'ils renonceraient à voir leur dirigeant rester à la tête du gouvernement s'il n'est pas investi cette semaine.

Podemos dénonçait des propositions "humiliantes" le cantonnant à un "rôle de figuration".

Socialistes et Podemos ont en effet besoin de l'assentiment de partis régionaux, dont les indépendantistes catalans, pour former une majorité.

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