France : pris pour un sénégalais, un guinéen tué par des supporters Algériens

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Selon plusieurs médias, un Guinéen a trouvé la mort après une altercation avec un supporter maghrébin.

Tout est mis en œuvre pour identifier et interpeller l'auteur de l'agression qui a coûté la vie à #MamadouBarry.

Pris pour un Sénégalais le Dr Mamadou Barry Barry, Guinéen, a été tué par les supporters algériens en France, a appris PressAfrik auprès de sa famille. "Alors qu'il était avec sa femme et leur fille de 2 ans pour aller suivre la finale de la CAN chez un ami de la famille, il a été apostrophé par un homme à Canteleu, près de Rouen". "Les faits auraient été commis entre 20 et 21 heures, sous réserve du résultat des investigations à venir", a indiqué le procureur de Rouen Pascal Prache.

Selon le témoignage de certains de ses proches, dont certains s'appuient sur le récit de l'épouse de la victime, il s'agit d'"une agression raciste", comme le soutient Kalil Aissata Kéita, enseignant-chercheur à l'Université de Rouen, lui aussi Guinéen. "C'est au 4e coup qu'il est tombé sur la nuque", a indiqué Kalil Aissata Kéita, qui a raconté avoir été aussitôt appelé par la femme de la victime.

Mamoudou Barry, difficile de parler de lui au passé était un enseignant-chercheur en Guinée et en France. Mamoudou Bolaro Barry a succombé à ses graves blessures ce samedi 20 juillet 2019 vers midi, à Rouen.

D'après son ami, l'agression aurait été filmée par des caméras de vidéosurveillance et s'est déroulée devant plusieurs témoins. Il avait soutenu une thèse de droit sur les "Politiques fiscales et douanières en matière d'investissements étrangers en Afrique francophone" le 27 juin dernier à Rouen, selon le site de l'Université. Laissons la police travailler sereinement à la recherche de la vérité. "Il appartiendra à la Justice de faire toute la lumière sur cet acte odieux ", a écrit le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Twitter ce dimanche à la mi-journée. "Elle a pris l'affaire à bras-le-corps", a-t-il salué.

"Débordant de projets, Mamoudou Barry forçait, par son travail, l'admiration de ses collègues et de ses étudiants", a réagi Joël Alexandre, président de l'Université de Rouen-Normandie, dans un communiqué. L'enquête doit nous apporter toutes les réponses et mettre ses agresseurs face à leurs responsabilités.

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