Scandinaves tuées au Maroc: peine de mort pour les trois principaux suspects

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Au Maroc, trois hommes qui ont décapité deux touristes ont été jugés jeudi 18 juillet 2019 à la peine de mort.

Les assassins sont Abdessamad Ejjoud, un marchand ambulant radicalisé de 25 ans, Younes Ouaziyad, un menuisier de 27 ans, et Rachid Afatti, 33 ans, qui seraient restés impassibles à l'énoncé de la sentence.

Louisa Vesterager Jespersen et Maren Ueland ont été tuées dans la nuit du 16 au 17 décembre 2018, dans le sud du Maroc.

Quant aux parents de Louisa Vesterager Jespersen, ils ont exigé à l'Etat marocain pour sa "responsabilité morale", le montant de 10 millions de dirhams soit 610 millions de Fcfa, ce que le tribunal a rejeté.

Un groupe de 24 hommes soupçonnés d'être liés à ces meurtres et/ou d'appartenir à une cellule djihadiste était jugé depuis début mai à Salé, près de Rabat.

Outre les peines de morts contre les trois principaux coupaples, les 19 autres accusés marocains et Kevin Zoller Guervos, un Hispano-suisse, ont été condamné de peines allant de cinq ans de prison à la perpétuité.

Parmi eux figure un Hispano-Suisse converti à l'islam, condamné à 20 ans de prison pour "constitution de bande terroriste". Bien qu'ayant toujours clamé son innocence, il a été reconnu coupable d'avoir appris aux principaux suspects à utiliser une messagerie cryptée et de les avoir " entraînés au tir ".

Le Maroc continue à prononcer des condamnations à la peine capitale.

Du côté de la défense des familles des victimes, Me Khaled El Fataoui, l'avocat de la famille de Louisa Vesterager, a indiqué que "le plus important pour nous (...) c'est (...) la condamnation des coupables". "Lors des réquisitions, il avait déclaré d'une voix émue " ne pas avoir eu de chance d'avoir croisé certaines personnes ", ajoutant ne pas être " extrémiste " et ne " l'avoir jamais été ", condamnant " fermement cet acte barbare dans ce magnifique pays ".

"Ces peines sont sévères, tous les accusés vont faire appel " vendredi, a affirmé à l'avocate commise d'office Hafida Mekessaoui qui défend les trois condamnés à mort.

Issus de milieux modestes, avec un niveau d'instruction très bas, la plupart des accusés vivaient de travaux précaires dans des quartiers déshérités de Marrakech (centre). Il s'est présenté à l'audience vêtu de l'habit traditionnel des salafistes, portant barbe et un "kufi", bonnet blanc vissé sur la tête.

Abdessamad Ejjoud a organisé l'expédition dans les montagnes du Haut-Atlas et ses deux compagnons ont filmé et mis en ligne, sur les réseaux sociaux, les images de la décapitation.

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