Le cerveau connecté de Neuralink testé dès l'an prochain sur un humain?

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Mais quel serait l'intérêt d'une telle fusion entre la robotique et le cerveau humain?

"Nous pouvons réaliser une interface cerveau-machine complète", s'est félicité M. Musk, lors d'une manifestation high tech à San Francisco où le milliardaire et les membres de l'équipe de Neuralink ont présenté un état de leurs recherches. Pour la première fois, l'entreprise a donné une conférence de presse mardi soir pour expliquer ce qu'elle faisait, et surtout pour recruter des talents, comme l'a expliqué son cofondateur. Outre les puces en question, l'entreprise se chargerait également du développement de la technologie nécessaire pour l'implantation des capteurs dans le cerveau.

La technologie sera testée sur des cerveaux humains avant la fin de l'année 2020.

Comme le faisait alors savoir Elon Musk, cette invention pourrait s'imposer comme une manière efficace d'interagir en profondeur avec le cerveau et un moyen d'enregistrer l'activité des neurones pourrait avoir un impact sur l'arène médicale.

Ces fils seront reliés à une puce qui amplifiera les signaux du cerveau. Si tout se passe bien, cela pourrait permettre au patient de saisir un texte ou décider d'une action sur son téléphone, ou son ordinateur, juste en y pensant. Connecter des électrodes dans le cerveau devrait permettre, selon des spécialistes de la start-up, de s'attaquer à des maladies comme l'épilepsie ou Parkinson.

En 2017, lors d'une première présentation du projet Neuralink, il expliquait que "nos yeux peuvent traiter rapidement une grande quantité d'information, mais notre système de saisie en utilisant nos doigts pour taper des messages est incroyablement lent". Cest létape qui, daprès les développements de lentreprise, conditionne les premières poses du dispositif sur des cobayes humains. Mais avant cela, l'entreprise doit encore obtenir l'accord de l'administration américaine pour réaliser de tels essais cliniques.

Les tests sur les animaux sont concluants. mais n'assurent pas une réussite sur les humains Pas moins de 19 tests ont été effectué sur des animaux, des rats en particulier, et tous ont été menés avec succès. "Un singe a été capable de contrôler un ordinateur par le biais de sa pensée", a lancé Musk au terme de la séance de questions – réponses qui a suivi la présentation.

Depuis sa création, Neuralink a déjà levé 150 millions de dollars, dont les deux tiers en provenance directe de la poche d'Elon Musk, qui semble croire dur comme fer à son idée. De plus, cette technologie ouvre la voie à une meilleure compréhension de la matière grise.

Si Musk a pris l'habitude de prendre la lumière partout où il décide de s'immiscer, d'autres start-ups se sont déjà lancées dans l'aventure. L'un des projets les plus ambitieux se nommait Kernel. Pour leur insertion, la firme se sert dun robot de neurochirurgie conçu pour les installer sans créer de dommages au cerveau.

Dans un premier temps, Neuralink espère fournir des solutions pour les patients qui souffrent de paralysies cérébrales, ou d'autres handicaps liés au cerveau (déficiences visuelles ou auditives, notamment). À peine un an après ses débuts, la start-up a changé ses objectifs pour se focaliser plus simplement sur une solution de stimulation du cerveau pour lutter contre des maladies comme la dépression.

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