Moins de morts, mais trop de disparités — SIDA

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L'an dernier, 770 000 personnes dans le monde sont décédées de maladies liées au virus, soit un tiers de moins depuis 2010 (1,2 million de morts). "En 2018, il était stable par rapport aux années précédentes (1,7 million)". Ils sont en partie dus à une amélioration de la lutte en Afrique australe et en Afrique de l'Est, régions historiquement les plus touchées par le VIH Sida.

En effet, en 2018, ils étaient plus de trois séropositifs sur 5 dans le monde - 23,3 millions sur 37,9 - à suivre des traitements antirétroviraux. La suppression de la charge virale chez les hommes séropositifs âgés de 25 à 34 ans est très faible, moins de 40 % dans certains pays à forte charge de morbidité dont les statistiques sont récentes, ce qui entrave les progrès de la lutte contre les nouvelles contaminations chez leurs partenaires. " Le nombre de nouvelles contaminations a augmenté de façon préoccupante en Europe et l'Est et en Asie centrale (+29 %), au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (+10 %) ainsi qu'en Amérique latine (+7 %) ", alerte l'ONUSIDA. Depuis 2010, le nombre de décès liés au sida a ainsi diminué de 33 % pour atteindre 770000 en 2018. Toutefois, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le nombre de décès liés au virus a augmenté de 9% depuis 2010.

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Toutefois, derrière ces données, se cache une réalité bien plus contrastée.

Tous ces obstacles compromettent le but que s'est assigné l'ONU pour 2020: que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 90% de ces dernières soient sous traitement, et que parmi celles-ci, 90% aient une charge virale indétectable. La lutte contre le Sida a ainsi perdu un milliard de dollars entre 2017 et 2018. Pour atteindre les objectifs fixés de 90% sur ces trois critères à l'horizon 2020, il reste donc encore beaucoup de travail.

Le Rapport montre aussi "que toutes les possibilités de prévention de nouvelles contaminations à VIH ne sont pas utilisées de manière optimale ". " La prophylaxie préexposition (PrEP) n'était utilisée que par environ 300.000 personnes en 2018, dont 130.000 aux États-Unis ".

Et d'ajouter: " Le Kenya est l'un des premiers pays d'Afrique subsaharienne à adopter la PrEP dans le cadre d'un programme national public, avec environ 30 000 personnes ayant utilisé ce traitement préventif en 2018.

Genève, le mercredi 17 juillet 2019 - A contre-courant des déclarations enthousiastes habituelles qui affirment que le sida serait en passe d'être éradiqué, l'ONUSIDA publie un rapport qui met en évidence un "ralentissement des progrès ", en particulier hors d'Afrique. Ces traitements permettent de ne plus transmettre le virus du sida s'ils sont pris correctement. Il faut effectuer des investissements adéquats et judicieux, et regarder ce qui a fonctionné.

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