Trump s'attaque à la cryptomonnaie de Facebook — Libra

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Le timing n'est pas anodin, lui non plus, puisque les responsables du réseau social sont attendus au Congrès la semaine prochaine pour expliquer leurs.

"Plus nous investiguons ce projet, nous, la communauté des régulateurs, plus nous avons d'interrogations sérieuses et potentiellement de réserves", a mis en garde jeudi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhaut. Le locataire de la Maison Blanche conclut en expliquant que les États-Unis ont déjà une monnaie et que le dollar ne s'est jamais mieux porté. Mercredi, le président de la Réserve fédérale Jerome Powell avait déclaré: "La Libra soulève de nombreuses inquiétudes de taille touchant à la vie privée, le blanchiment d'argent, la protection du consommateur et la stabilité financière".

Et le président Donald Trump a dit jeudi sa méfiance: "Je ne suis pas un fan des cryptomonnaies, qui ne sont pas de l'argent et dont la valeur est très volatile et basée sur rien", a-t-il tweeté.

"Si Facebook et les autres entreprises veulent devenir des banques, elles doivent demander une nouvelle charte bancaire et être soumises à toutes les réglementations bancaires, tout comme les autres banques, nationales et internationales", ajoute-t-il.

Mais dès l'origine, ce projet s'est attiré la défiance des superviseurs et des législateurs internationaux, qui sortent tout juste de dix ans de lourds travaux pour rendre le système financier mondial plus sûr, mais aussi après l'éclatement d'une série de scandales sur l'utilisation de données des utilisateurs qui ont entaché la réputation de Facebook.

M. Powell a déclaré qu'il soutenait l'innovation financière tant que les risques appropriés étaient identifiés, mais il a déclaré que la plate-forme gigantesque dont bénéficie Facebook, place immédiatement la Balance en avant des autres projets de monnaie numérique. L'association des banques centrales a du reste créé un groupe de travail spécial qui va se concentrer sur le projet de Facebook.

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