"On peut discuter du FCfa sans tabou ni totem" — Macron

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C'était devant une assemblée de représentants de la diaspora africaine de France, invités à l'occasion. "Il a tenu à faire savoir que la monnaie coloniale a une " utilité " et il faudra " garder la part de stabilité ça apporte ".

Les propos du président français interviennent dans un contexte où les Etats membres de la Cedeao sont décidés à se doter d'une monnaie commune. Ils ont même déjà trouvé un nom (eco) pour cette devise qui doit voir le jour d'ici 2020.

Pour la première fois depuis son élection, le président ghanéen se rend chez son homologue français. Cependant, il s'avère être un modèle. "Le développement de l'Europe a eu un impact énorme sur le niveau de vie des Européens et l'un des piliers essentiels de ce projet a été la monnaie unique", a observé M. Akufo-Addo. "Il faut qu'on arrête de penser que le père Noël va venir pour développer notre continent. Il n'y a que nous qui pouvons développer le continent, il n'y a pas de père Noël", a-t-il tonné en souhaitant impliquer les diasporas "dans le développement du continent". "Une Afrique qui réussit élève le statut de tous les citoyens du monde d'origine africaine et améliore la façon dont vous êtes perçus, dont on vous regarde", a conclu le président ghanéen.

Africains, binationaux ou afrodescendants, "Parlons Afrique", ce sont deux heures d'échanges avec des étudiants, des chefs d'entreprises mais aussi des personnalités connues comme le chanteur Abd Al-Malik ou Moulaye Fanny, jeune passionné de pâtisserie de 27 ans, originaire de Côte d'Ivoire.

"Les diasporas (...) sont un formidable levier parce qu'elles connaissent les codes, elles ont les accès".

Pour faire passer ce message, le président veut s'appuyer sur les diasporas, "le public le plus sensible à cette vision plus ouverte de l'Afrique" et qui peut "aider à accélérer la transformation des relations franco-africaines". Il n'est pas question de rester assis pendant qu'on nous prend nos ressources, que ce soient la Chine, les États-Unis ou la France. Ce n'est pas vrai, ce n'est pas gratuit, ça a un coût.

Peu de questions concernant le terrorisme ou l'immigration ont été évoquées mais le président Macron a promis qu'il y aurait prochainement un autre échange avec les diasporas africaines de France.

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