Londres accuse Téhéran d'avoir tenté d'empêcher le passage d'un pétrolier britannique

Share

La Royal Navy a riposté alors que Téhéran continue de nier les accusations. De leur côté, les responsables à Londres sont tout aussi affirmatifs: la marine iranienne a bel et bien tenté de bloquer le passage d'un pétrolier britannique et il a fallu l'intervention de la Royal Navy pour résoudre le problème.

Un nouvel incident est venu s'ajouter mercredi quand la marine militaire iranienne a tenté, selon le Royaume-Uni, "d'empêcher le passage" par Ormuz d'un pétrolier britannique.

The Guardian rappelle que le président iranien Hassan Rohani a lancé mercredi un avertissement au Royaume-Uni, suite à l'araisonnement la semaine dernière d'un navire iranien soupçonné de livrer du pétrole à la Syrie au large de Gibraltar.

L'Iran, qui dénonce un "acte de piraterie", demande depuis sans relâche aux autorités britanniques de laisser repartir le tanker. "Il n'y a eu aucune confrontation avec des navires étrangers, y compris britanniques, au cours des dernières vingt-quatre heures", ont-ils écrit dans un communiqué publié par leur agence de presse Sepah News. Un haut responsable des Gardiens de la révolution a lui assuré que Washington et Londres "regretteront amèrement" la saisie de ce pétrolier.

"Le gouvernement américain, et aussi l'Angleterre n'auraient pas dû commettre cet acte-là, s'ils avaient réfléchi ne serait-ce qu'un instant", a-t-il déclaré, ajoutant: "Nous avions affrété ce navire et nous transportions sa cargaison".

Le contre-amiral Ali Fadavi, l'un des commandants des Gardiens de la Révolution, a dit jeudi que le Royaume-Uni et les Etats-Unis regretteraient d'avoir saisi le Grace 1.

Les tensions ne cessent de monter dans la région stratégique du Golfe depuis le retrait américain en mai 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l'Iran. Mais l'expert se montre sceptique sur un "changement général de la dynamique" dans le conflit entre Téhéran et Washington.

La tension autour du détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un tiers du pétrole brut mondial acheminé par voie maritime, a grimpé ces dernières semaines au fil d'une spirale d'événements, dont des attaques d'origine inconnue contre des pétroliers et la destruction d'un drone américain par l'Iran. Selon la nouvelle politique de la coalition dirigée par les États-Unis, décrite mardi par le général Joseph Dunford, chef de l'état-major général américain, tous les pétroliers commerciaux traversant le golfe Persique doivent désormais être escortés par des navires de guerre américains, britanniques ou français.

Share