Syrie : dix civils tués dans des bombardements sur la région d'Idleb

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Depuis fin avril, les bombardements se sont intensifiés sur Idleb et ses environs, où vivent trois millions de personnes, dont de nombreux déplacés contraints d'abandonner d'autres régions de la Syrie en guerre à cause des combats et reconquêtes du régime.

Jeudi dans la province de Hama, des raids russes ont encore tué un civil dans le village de Latamneh, tandis qu'une femme est morte des suites des tirs rebelles contre la localité de Karnaz, selon l'OSDH.

Au moins 14 civils, dont six enfants, ont été tués dans le nord-ouest syrien par de nouveaux bombardements sur la région d'Idleb, dominée par les jihadistes et cible de frappes du régime et de son allié russe, rapporte samedi l'Observatoire syrien des droits humains. Ils touchent particulièrement la région d'Idbleb, qui reste aux mains des djihadistes d'Hayat Tahrir al-Cham, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.

Tard mercredi soir, les forces des groupes armés ont pris le village et la colline de Hamameyat dans la province de Hama, une position stratégique du fait qu'elle surplombe les voies de ravitaillement des forces pro-gouvernementales.

"Les affrontements se sont intensifiés en début de soirée", a-t-il ajouté.

Plus de 590 civils y ont été tués dans des bombardements russes ou syriens, et 45 en raison de tirs rebelles ou jihadistes, selon l'OSDH.

Au cours des dernières semaines, la région d'Idleb a enregistré les plus violents combats depuis un accord conclu en septembre 2018 entre la Russie -fidèle alliée du régime syrien- et la Turquie, parrain de certains groupes rebelles, visant à éviter une offensive d'envergure des forces loyales à Bachar al-Assad. Quant aux tirs rebelles et jihadistes, ils ont tué plus de 40 civils dans les zones tenues par le régime, d'après la même source.

Quelque 330.000 personnes ont fui les combats, d'après l'ONU, qui craint une catastrophe humanitaire.

D'après l'observatoire, au moins huit civils, dont quatre enfants, ont été tués. Elle s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication d'acteurs étrangers et de groupes jihadistes et a fait plus de 370.000 morts.

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