Londres accuse l'Iran d'avoir tenté de saisir un pétrolier britannique, Téhéran dément

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Ces arrestations interviennent dans un contexte de tensions grandissantes avec Téhéran, Londres accusant des bateaux iraniens d'avoir tenté, mercredi soir, de bloquer un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz.

Un navire de guerre britannique, le HMS Montrose, a été "forcé de se positionner entre les bâtiments iraniens et le British Heritage et d'adresser des avertissements verbaux aux vaisseaux iraniens, qui ont ensuite quitté les lieux", précise le communiqué.

Bâtiment de 330 mètres, le pétrolier a été arraisonné le 4 juillet par la police et les douanes de Gibraltar, assistées d'un détachement de Royal Marines britanniques, au large de ce territoire britannique situé à l'extrême sud de l'Espagne. "Nous sommes préoccupés par cette action et continuons à exhorter les autorités iraniennes à désamorcer la situation dans la région".

Les Etats-Unis ont confirmé leur intention de former une coalition internationale pour escorter les navires de commerce dans le Golfe au lendemain de ce nouvel incident présumé et le Royaume-Uni a annoncé vendredi l'envoi d'un deuxième navire de guerre pour accroître temporairement sa présence militaire dans le Golfe.

L'Iran a immédiatement nié toute confrontation avec un quelconque navire.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, ont nié toute " confrontation " récente avec des navires étrangers.

Dans leur communiqué, les Gardiens affirment que s'ils avaient reçu l'ordre d'arraisonner des navires étrangers ils l'auraient fait " immédiatement, de manière décisive et rapide ".

The Guardian rappelle que le président iranien Hassan Rohani a lancé mercredi un avertissement au Royaume-Uni, suite à l'araisonnement la semaine dernière d'un navire iranien soupçonné de livrer du pétrole à la Syrie au large de Gibraltar.

La tension autour du détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un tiers du pétrole brut mondial acheminé par voie maritime, a grimpé ces dernières semaines au fil d'une spirale d'événements, dont des attaques d'origine inconnue contre des pétroliers et la destruction d'un drone américain par l'Iran. "Je pense que probablement au cours des deux ou trois prochaines semaines, nous déterminerons quels sont les pays qui ont la volonté politique de soutenir cette initiative, et ensuite nous travaillerons directement avec les militaires pour identifier les capacités spécifiques qui soutiendront cette initiative", a expliqué le général Joseph Dunford.

Téhéran, accusé par Washington d'être à l'origine des sabotages de tankers, a démenti toute responsabilité.

Selon ce général, le plus haut gradé américain, Washington fournirait "la connaissance et la surveillance du domaine maritime".

Il a été décidé mercredi soir à Londres, en coordination avec la flotte américaine, de permettre au pétrolier de se rendre à sa destination, accompagné d'une escorte de la marine britannique.

Le président américain Donald Trump avait souhaité que les pétroliers naviguant dans le Golfe en transitant par le détroit d'Ormuz soient escortés par les pays sous lesquels ils battentpavillon.

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