Les avocats des parents dénoncent un "crime d'Etat" — Vincent Lambert

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La mort de Vincent Lambert est un "crime d'Etat", ont dénoncé les avocats de ses parents, mettant de nouveau en cause le médecin de ce patient en état végétatif depuis près de 11 ans, décédé ce matin au CHU de Reims.

L'arrêt des soins de l'ex-infirmier Vincent Lambert, décédé ce jeudi 11 juillet après avoir passé 11 ans en état végétatif, a suscité la réaction âpre du célèbre écrivain Michel Houellebecq. Et il affirme que "ce qui a été dit de la foi supposée aveugle des parents de Vincent Lambert n'est pas acceptable, même si je comprends qu'on puisse ne pas y adhérer". Il adresse " ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches avec une pensée toute particulière pour son épouse, sa fille et son neveu ". "Fallait-il tuer Vincent Lambert?". Il a précisé son souhait concernant l'enterrement de son oncle: "cela doit rester intime". "Il faut admettre que le corps social a beaucoup de mal à comprendre la sédation profonde associée à l'arrêt des traitements car elle a l'impression qu'on laisse quelqu'un mourir de faim et de soif". "Pour leur autre avocat, Me Jean Paillot, " la longue bataille juridique se termine aujourd'hui par une régression dramatique des droits ".

Dans un communiqué, les avocats des parents de Vincent Lambert s'indignent: "Vincent est mort, tué par raison d'Etat et par un médecin qui a renoncé à son serment d'Hippocrate". L'heure est au deuil et au recueillement.

Alain Claeys, coauteur de la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie: "Le moment est à l'apaisement".

Les parents, Pierre, 90 ans, et Viviane, 73 ans, fervents catholiques, étaient opposés à l'arrêt des traitements considérant leur fils comme lourdement handicapé mais pas en fin de vie et avaient présenté de nombreux recours pour maintenir Vincent Lambert en vie.

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