France : Plus de 50 sites fragiles identifiés dans la filière diesel

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"La crise des gilets jaunes n'a pas eu d'impact sur l'attractivité de la France (.) Je constate que ça a moins d'incidence que ce que j'aurais cru d'ailleurs moi-même", a d'ailleurs reconnu le ministre de l'Economie Bruno Le Maire courant mai. Ce chiffre est comparable à celui du deuxième trimestre 2008, or jamais il n'avait été aussi bas.

Selon Altarès, 209 procédures de sauvegarde ont ainsi été engagées entre avril et juin, en baisse de 11,8% par rapport à la même période de l'an passé.

Un autre quart des entreprises exposées "doit évoluer", mais "cette évolution apparaît possible si elle est accompagnée", a affimé M. Courbe, qui a estimé que la moitié des entreprises restantes devrait "réussir à s'adapter". Finalement, les chiffres des défaillances d'entreprises communiquées par la société Altares pour le deuxième trimestre, montrent une réalité beaucoup moins noire.

"La fin des mesures d'accompagnement va naturellement sonner le rappel des paiements et cotisations en retard et tous n'auront pas récupéré la trésorerie pour effectuer ces règlements", reconnaît Thierry Millon. Pour la première fois, l'Etat a même consenti à des annulations pures et simples de créances fiscales ou sociales, mais paradoxalement, le dispositif n'a pas eu un grand succès.

"Le premier semestre 2019 s'annonçait (.) "compliqué", les manifestations des gilets jaunes ayant "mis à genou des commerçants et artisans déjà fragilisés depuis des mois", souligne Thierry Millon, directeur des études Altares".

A l'issue d'un diagnostic réalisé sur l'ensemble des sous-traitants de la filière diesel, il est apparu que 54 sites présentaient un "vrai risque" et pourraient se retrouver "potentiellement en difficulté sérieuse" du fait de leur spécialisation qui rend leur diversification compliquée, a expliqué le directeur général des entreprises, Thomas Courbe, à l'occasion d'un point presse de présentation du rapport annuel de la DGE.

Ce sont les PME de 10 à 100 salariés qui s'en sortent le mieux, avec une chute de plus de 14 % de leurs défaillances. En revanche, les entreprises de plus grande taille, grosses PME ou ETI, dérapent fortement (+ 62,5 % des défaillances et un doublement des redressements judiciaires), ce qui reste un motif d'inquiétude.

Selon la Direction générale des entreprises (DGE), 54 sites de la filière diesel ont été identifiés comme étant en situation de fragilité ou en difficulté avérée.

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