Faure (PS) indigné que Macron compare les enseignants à "des terroristes" — Bac

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"Je respecte la liberté d'opinion, la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage ", a-t-il commenté dans un entretien sur FranceInfo.

Sur Twitter, Cédric Maurin, professeur d'histoire-géographie en lycée, a ainsi réagi ce lundi matin, réclamant des excuses de la part du président.

Le président de la République a estimé que Jean-Michel Blanquer avait eu "la bonne réaction" en décidant qu'en l'absence de certaines notes, les notes du contrôle continu de l'année seraient prises en compte pour compléter la moyenne. "Il faut que le ministre de l'Éducation nationale examine la situation et moi, je ne comprendrais pas qu'il n'y ait aucune sanction", a déclaré l'ex-ministre de l'Education dimanche soir à LCI. Le chef de l'État aurait comparé les enseignants grévistes pour le bac comme des "terroristes", notamment en refusant de remonter les notes des copies du bac des jeunes. Une solution qui avait divisé au sein de l'Education nationale.

"Je crois que, quand on est enseignant dans la République française, on a des devoirs aussi", a-t-il ajouté. Notre devoir à tous, c'est que, quand il y a un examen attendu avec angoisse, qui vient sanctionner la fin des études secondaires et l'entrée dans la vie universitaire et la suite, le devoir c'est d'être au rendez-vous et de faire ce qu'on doit faire.

" Il peut y avoir des désaccords, évidemment le droit de grève, de manifestation seront préservés, j'y tiens beaucoup, je le dis avec beaucoup de respect pour ceux qui expriment ces désaccords".

"Quelques élèves ont eu des résultats provisoires, " une toute petite minorité " mais " je veux les rassurer, les choses sont sous contrôle du ministre ".

Il a tenu cependant à rendre hommage aux enseignants dans leur ensemble et promis de se pencher sur le niveau de leur rémunération.

Et d'ajouter " 99% de celles et ceux qui font chaque jour l'éducation de nos jeunes ont le sens du devoir, a poursuivi Emmanuel Macron. "Ils sont là, enseignent, éduquent, les savoirs fondamentaux, les valeurs, accompagnent nos jeunes. Je ne veux pas le laisser salir, écorner", a-t-il conclu.

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