Les associations sceptiques devant les annonces du gouvernement — Féminicides

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"Plus jamais ça!": 2000 personnes selon les organisateurs, 1200 d'après la police, se sont rassemblées samedi à Paris pour réclamer des mesures immédiates contre les féminicides.

Dans ce message, Emmanuel Macron s'engage ensuite à prendre de nouvelles mesures pour lutter contre les féminicides. "Si vous êtes victime de violence, si vous savez que l'une de vos proches est victime de violence, ne fermez pas les yeux, élevez la voix", supplie le chef de l'Etat. "La République française se doit de protéger toutes celles dont la vie est aujourd'hui en danger". "La violence qui vous a coûté la vie nous écœure, nous révolte", affirme-t-il.

La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a reconnu sur BFMTV que l'État ne faisait "pas assez, et surtout pas assez vite", et rappelé avoir lancé une mission d'inspection pour détecter d'éventuelles défaillances dans les dossiers classés. "Ils ont un système beaucoup plus fluide", avec "plus de 10.000" ordonnances de protection des victimes délivrées chaque année, contre 3.000 en France.

Interrogée lors d'une séance de questions au gouvernement, la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes répondait à une question de la députée LREM du Val-d'Oise Fiona Lazaar, vice-présidente du groupe LREM à l'Assemblée nationale.

Le gouvernement lancera en septembre à Matignon un "Grenelle des violences conjugales", annonce Marlène Schiappa dans un entretien au Journal du dimanche alors que 74 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le 1er janvier. L'idée est de réunir autour d'une même table tous les acteurs concernés: les ministres, les associations, les familles de victimes... "Le décalage entre la mobilisation inédite de la société contre les féminicides et les réponses apportées est flagrant", estime ce collectif dans un communiqué intitulé "Monsieur le président, les violences ne prennent pas de vacances". "Ce processus se conclura le 25 novembre, pour la Journée contre les violences envers les femmes", a-t-elle confié. Le président de la République avait annoncé le 25 novembre 2017 que le combat visant à l'égalité femmes-hommes était la "grande cause du quinquennat". "[.] Nous n'avons pas le temps d'attendre".

Le lancement d'un compte twitter de sensibilisation: , ressource d'informations à destination des femmes victimes de violences et afin de faire connaître les dispositifs d'aides disponibles. Pour la formation des policiers et des magistrats, pour ouvrir des centres d'hébergement spécialisés dans l'accueil des femmes victimes de violences...

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